Communiqués de presse

Grève du 26 septembre 2016

Grève du 26 septembre 2016 : une mobilisation historique

Communiqué APH 23/09/16

Le SNPHAR-ÉLARGI, AVENIR HOSPITALIER, son Intersyndicale et la CONFEDERATION des PRATICIENS des HÔPITAUX, réunies au sein d'Action Praticiens HÔpital, remercient les organisations et les collègues qui ont massivement choisi de suivre le mouvement de grève nationale des Praticiens Hospitaliers le 26 septembre 2016. Les médecins hospitaliers méritent reconnaissance du travail quotidien accompli jour et nuit. De partout nous remontent mépris, précarisation, maltraitance,  et, en conséquence,  montée de l'intérim médical, plaie hospitalière à présent légalisée au détriment du recrutement de forces jeunes ou du maintien des PH en place. Le refus de généraliser un décompte lisible du temps de travail des praticiens, de reconnaitre le travail de nuit à la hauteur de ses difficultés constitue une maltraitance organisée.

Les initiateurs du mouvement de protestation attendent de recevoir des signaux forts de la ministre qui, lundi, ne pourra qu'acter le caractère exemplaire d'une mobilisation qui s'annonce historique.

D'ores et déjà, sur la base des pointages que nous répertorions, nous prévoyons une participation de l'ordre de 80 à 90 % en AR (CHU et CH) et de 30 à 40 % selon les spécialités, avec des pointes à 80 %. Pas un établissement, pas une spécialité, ne restera à l'écart. Les seuls établissements non touchés seront ceux qui ne survivent que par le recours à l'intérim médical quasi exclusif, aux emplois précaires, ou avec des conditions d’embauche illégales véritable dumping entre hôpitaux, témoins de l'extrême fragilisation de l'institution hospitalière. Cette mobilisation qui dépassera toutes nos prévisions initiales traduit le profond malaise et même la colère chez les PH excédés du déni de leur travail quotidien jour et nuit. Une expression aussi ample et unanime, au-delà des clivages de spécialités ou de type d’établissement,  exige des réponses rapides, claires, lisibles et adaptées pour le retour d'une attractivité des carrières hospitalières et de la confiance. 

En s'exprimant le 26 septembre avec dignité et responsabilité, les praticiens engagent les usagers à soutenir ce combat pour que revive l'hôpital public.

Nous rappelons que le préavis du SNPHARE soutenu par AH et CPH réunies au sein d'APH, couvre tous les statuts, à l'exception des Internes et que dans toutes les spécialités, les collègues peuvent encore se porter grévistes.

L'hôpital doit retrouver demain une autre respiration. Il a besoin de ses médecins. Ce mouvement montre dans son ampleur que ceux-ci sont attachés à leur mode d’exercice et veulent s’y trouver bien.

 

 

 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

----------------------------------------------------------------

Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

----------------------------------------------------------------

 
 

  

    La revue AH 8 est en ligne

       Pour lire le sommaire et les articles cliquez ici

Pour télécharger la revue, cliquez ici

----------------------------------------------------------------

     Les annonces de recrutement 
Octobre 2017

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

La souffrance au travail

La souffrance au travail, un phénomène social qui n'épargne pas la Justice

 
Dans son article paru dans la revue de l'Union Syndicale des Magistrats (USM), Pascale Loue-Willaume, chargée de mission, aborde la souffrance au travail dans un contexte général. Puis elle se focailise sur la justice, « Pour nous magistrats, on peut même parler de double paradoxe. Comment concilier notre serment, l’engagement professionnel que nous devons avoir d’impartialité, de loyauté avec des objectifs chiffrés qui ne tiennent généralement aucun compte des moyens et au détriment souvent de la qualité de la motivation de nos décisions »… 

« Et que dire des situations que nous rencontrons dans nos unions régionales : des collègues épuisés, qui ne parviennent plus à prendre leurs congés, qui renoncent à leurs formations obligatoires en raison d’un emploi du temps professionnel qui ne leur laisse aucune marge de manoeuvre quand on ne leur demande pas d’assurer eux-mêmes leur remplacement.»« Comment admettre que nous soyons témoins, voire parfois même victimes, de ce que nous sommes statutairement en charge de poursuivre ou de sanctionner ? »
 
Lire la suite...