Lettre ouverte aux urgentistes (par Samu et Urgences de France)

Avenir Hospitalier soutient tous les éléments contenus dans la lettre ouverte de SAMU Urgences de France, écrite en réaction aux manœuvres de la FHF (Fédération Hospitalière de France) qui s'oppose par tous moyens y compris juridiques à l'application de la circulaire urgentistes.

Nous ne laisserons pas la FHF monter les médecins hospitaliers les uns contre les autres : cette mesure d'attractivité destinée aux urgentistes puis aux autres spécialités à sujétion comparable doit être appliquée.

C'est pour l'instant la seule mesure d'attractivité en faveur des PH qui est écrite : est ce que nous pouvons, au vu des problèmes démographiques actuels, nous payer le luxe de la rayer?


LETTRE OUVERTE AUX URGENTISTES


Chers amis,

La Fédération Hospitalière de France a annoncé le 25septembre dernier, par communiqué, avoir déposé un recours en Conseil d’Etat, à titre conservatoire, contre la circulaire du 22 décembre 2014 relative à l’organisation du travail dans les structures de médecine d’urgence. La mise en application de cette circulaire est précisée par une instruction du 20 juillet 2015, élaborée par le travail conjoint de nos syndicats (l’AMUF et SUdF), des intersyndicales de médecins hospitaliers et de la FHF qui a participé à ces travaux.
Urgentistes, comment devons nous interpréter cette décision ?
-  comme la volonté d’hégémonie de la FHF sur toutes les décisions concernant l’hôpital public ?
-  comme la volonté de la FHF de stigmatiser les urgentistes ?
-  comme la volonté de la FHF de monter les médecins hospitaliers les uns contre les
autres ?
-  comme la volonté de la FHF de ne pas faire évoluer l’organisation des soins,
l’organisation territoriale de la médecine d’urgence étant un des éléments clef de
cette circulaire ?
-  comme la volonté de la FHF d’essayer de maintenir les médecins hospitaliers sous le
joug d’une administration aveuglée par l’équilibre budgétaire au détriment de la qualité et de la sécurité des soins ?
Les urgentistes, par la voix de leurs syndicats, ont toujours été ouverts au dialogue avec nos partenaires hospitaliers, notamment l'ensemble de la communauté médicale, et n’ont pas jusqu’à ce jour exigé la mise en application immédiate de ces textes réglementaires, comprenant la nécessaire concertation préalable à cette application. Cette volonté de dialogue, d’ouverture et de progrès n’est visiblement pas partagée par tous !
Dans ce contexte, nous invitons chaque urgentiste à interpeller le directeur de son établissement sur sa position vis à vis de la circulaire du 22 décembre 2014 et de l’instruction du 20 juillet 2015. A ce titre, vous trouverez un courrier type sur notre site (www.samu-urgences-de-france.fr/.... ).
Nous vous remercions de faire remonter les réponses des directeurs vers vos représentants régionaux ou sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. afin que nous puissions organiser localement les actions à mettre en œuvre.
Vos représentants interpelleront de la même façon les représentants de la FHF au sein des Comités Régionaux des Urgences, justement mis en place par ces textes réglementaires.

Particulièrement attachés au service public hospitalier, nous demandons le retrait immédiat de ce recours afin de rétablir un peu de sérénité au sein de nos hôpitaux pour faire face aux défis à venir dont celui de la pénibilité et de l’attractivité des carrières hospitalières n’est pas le moindre.

 

Dr Francois BRAUN, Président SUDF

 

 

Temps de travail: Les bons comptes font les bons...

L’arrêté du 8 novembre 2013 impose aux directions de faire respecter au nom de la santé au travail de chacun de nous la directive européenne sur le temps de travail.

Mais vu qu’aucun outil dans les établissements n’existe pour compter ce temps, Avenir Hospitalier a décidé de mettre à la disposition de chacun ce tableur Excel (accompagné de sa notice), qui, avec les informations que vous rentrerez chaque jour, vous permettra de surveiller votre décompte en heures et en demi journées, et de vérifier que vous ne dépassez pas les obligations de service sur chaque quadrimestre.

Pour les médecins dont le temps de travail est compté en demi-journées, il peut être nécessaire de compter aussi son temps en heures, afin de vérifier que le seuil des 48 heures hebdomadaires n’est pas dépassé, ou s’il est dépassé pouvoir exiger soit une refonte de l’organisation mise en place qui impose de dépasser ce seuil, soit si on l’accepte une contractualisation en temps de travail additionnel.

Il s’agit là d’un outil de mesure individuel, qui vous permettra de faire valoir vos droits à ne pas dépasser les obligations, donc à protéger votre santé présente ou à venir.

il est joint à cette NL, mai svous pourrez le retrouver dans la rubrique OUTIL sur le site de Avenir Hospitalier

télécharger le fichier Excel

télécharger la notice d'utilisation

 

La mise à jour pour 2015 est disponible!

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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Les annonces de recrutement 
Février 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Courrier d'APH et JM au Premier Ministre

 

SÉGUR DE LA SANTÉ : LES 5 AXES DE NÉGOCIATIONS AVANCÉS

LETTRE D'INFORMATION APH-JM-INPH

du 19 juin 2020

Le Ségur de la Santé a démarré le 25 mai 2020 et s’articule autour de 4 « piliers » :

Pilier 1 : Carrières et rémunérations

Pilier 2 : Financements et investissements

Pilier 3 : Simplification du quotidien (gouvernance)

Pilier 4 : Territoires

Sur ces 4 piliers, les intersyndicales de praticiens hospitaliers ainsi que plusieurs syndicats constitutifs ont fourni des contributions.

Les concertations autour des piliers 2, 3 et 4 sont rendues difficiles par le nombre d’intervenants (hôpital, libéraux, usagers, institutionnels) et donnent l’impression d’une grande improvisation. Toutefois, nos organisations essaient de faire passer quelques idées.

Le pilier 1 est de loin le plus important. Un espace de négociation entre le Ministère et les organisations syndicales représentatives a été ouvert.

Ce mardi 16 juin nous ont été exposés les axes de la négociation, et nous avons pu faire des contre-propositions. Mardi 23 juin, un chiffrage va nous être annoncé pour chacune des propositions, et mardi 30 juin nous devrions avoir une proposition de protocole d’accord en présence du ministre Olivier Véran, pour une signature des « Accords de la Santé » dans la première quinzaine de juillet 2020. Il est prévu des mesures immédiates et le lancement de groupes de travail pour des mesures plus complexes.

Voici les 5 axes de négociations avancés :

  • La revalorisation salariale des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques est à l’ordre du jour. Alors que la suppression des 3 premiers échelons de PH est déjà engagée de longue date et va être prochainement publiée, le salaire de tous les praticiens – milieu et fin de carrière, mais aussi internes et contractuels – devrait être revalorisé dans le cadre du Ségur, ainsi bien sûr que pour les personnels non médicaux.
  • Dans ce chapitre, la clarification sur le décompte du temps de travail a été de nouveau réclamée. C’est en particulier la nécessité d’une définition claire de la durée des obligations de service des PH en une unité de compte définie, a priori l’heure de travail.
  • Une juste valorisation du temps de travail de nuit dont la pénibilité doit être reconnue a été à nouveau réclamée. La reconnaissance du principe d’une nuit = 3 demi-journées ou 24 heures = 5 demi-journées est soutenue par toutes les intersyndicales et de la FHF.
  • Un relèvement important de l’indemnité d’engagement de service public exclusif (IESPE) est demandée. Nous demandons de même, qu’elle redevienne identique pour tous les praticiens quelle que soit leur ancienneté.
  • La création d’échelons supplémentaires (3 sans doute) qui permettrait aux PH d’obtenir de l’avancement durant toute leur carrière est demandée.
  • Une revalorisation du temps de travail additionnel (TTA) et les indemnités liées à la permanence des soins est proposée à la négociation.
  • Nous demandons également que la retraite et protection sociale des HU soient revalorisées à la hauteur de celle des PH.
  • Des propositions chiffrées seront présentées par les pouvoirs publics le 23 juin.
  • Développement et valorisation des compétences
    • Seraient ouvert à la négociation la création de valences rémunérées pour l’enseignement et la recherche, le management.
    • Possibilité élargie aux PH d’avoir des missions universitaires et aux HU de travailler en CH.
    • Le financement de la formation continue sera intégré dans la négociation avec des mesures qui facilitent l’accès à la formation continue et à des passerelles pour les deuxièmes parties de carrière.
  • Diversification des modes d’exercice
    • ​Réaffirmation d’un véhicule commun statutaire quand bien même il y a une attente exprimée pour des exercices « mixtes » avec un statut unique de PH temps plein ou temps partiel, avec possibilité d’exercice mixte public ou privé, tout au long de la carrière.
    • La proposition du développement de profession médicale intermédiaire est une modalité d’évolution des métiers qui a été retoquée par l’ensemble des participants. En revanche, l’émergence d’une science paramédicale autonome et sa reconnaissance est une nécessité reconnue.
  • Qualité de vie au travail
    • L’idée est de se recentrer sur la notion de service (et non d’unité fonctionnelle ou de pôle) et ses moyens de fonctionnements collectifs (temps de réunion inclus dans les obligations de service).
    • Principe d’une protection sociale complémentaire financée par l’établissement, garantissant une compensation des revenus (salaires, permanence des soins, primes).
    • Le principe d’une reconnaissance de la pénibilité (en particulier de la permanence des soins) fait consensus.
  • Santé au travail
    • Visite médicale annuelle obligatoire pour tous les PH.
    • Principe d’une protection sociale complémentaire financée par l’établissement, garantissant une compensation des revenus (salaires, permanence des soins, primes).

Mercredi dernier, la Commission des statuts du conseil supérieur des personnels médicaux, odontologistes et pharmaceutiques des établissements publics de santé (CSPM) a examiné un décret qui supprime les 3 premiers échelons de la carrière de PH ce qui permettra à un jeune PH de rentrer directement au 4e échelon (devenu le 1er) et de bénéficier ainsi d'un gain en matière d'ancienneté. Un autre projet de décret vise à octroyer aux praticiens hospitaliers dès la période probatoire l'indemnité d'engagement de service public exclusif, et l'indemnité d'activité sectorielle et de liaison pour ceux nommés dans la spécialité psychiatrie.

Ces propositions sont encourageantes pour l’avenir des praticiens hospitaliers et de l’hôpital public. Nous devons toutefois faire preuve d’un optimisme prudent. Si ces annonces n’étaient finalement pas honorées, nous vous appellerons bien sûr à vous mobiliser.

Nous continuerons à donner toute l’énergie nécessaire durant le marathon du Ségur pour défendre vos intérêts. Merci de votre confiance.

Dr Jacques Trévidic, Président APH, Président CPH

Dr Jean-François Cibien, Vice-président APH, Président AH

Dr Rachel Bocher, Présidente INPH

Dr Emanuel Loeb, Président JM

 
 

Communiqué unitaire des organisations syndicales et des collectifs hospitaliers publics : crise du Covid-19.

 

Lire le communiqué  

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