Dialogue social

Pas de trêve des confiseurs à l'hôpital!

Les deux intersyndicales Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, qui rassemblent plus de la moitié des praticiens hospitaliers de toute spécialités, soutiennent et accompagnent fortement les mouvements de grève annoncés à partir de lundi 22 Décembre

Le temps de travail, la pénibilité du travail notamment en permanence des soins, sont des sujets qui concernent la plupart des médecins hospitaliers. Alors qu’on nous demande de suppléer aux grèves à venir du secteur libéral, que le travail s’intensifie depuis des années sans compensation, dans des conditions démographiques plus que défavorables, toutes nos tentatives de nous faire entendre sur ces sujets restent lettre morte. 

Nous en appelons à la responsabilité de la Ministre, qui doit entendre les voix de plus en plus fortes : nous demandons l’ouverture de négociations pour l’ensemble des PH sur les thèmes du temps de travail et des pénibilités.

Nos propositions sont prêtes, tous les syndicats de la permanence des soins convergent sur les solutions, qui ont été reprises dans tous les rapports sur l’attractivité. Attendre plus sans signe pour les PH serait lourd d’enjeux dans la période actuelle.

 

Vous avez dit concertation et dialogue social?

Les 2 intersyndicales Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens Hospitaliers, au vu du déroulement des dernières séances de discussion avec la DGOS et du Ministère sont très inquiets de l’absence totale de perspective, voire du blocage ou de l’obstruction à toute avancée pour les médecins et pharmaciens hospitaliers.
 
Depuis  un an de rencontres, les sujets soulevés ne manquent pas, signant le très fort besoin de changer la vie des médecins hospitaliers. Par contre, absolument rien n’avance, voire nous reculons comme sur les sujets du cumul emploi retraite, ou la prise en compte de la pénibilité.
 
- Alors que la ministre il y a un an s’était engagée personnellement pour que les avancées concernant la pénibilité pour les salariés du privé soient déclinées aux médecins et pharmaciens exposés aux risques (le travail de nuit en premier lieu) ;
- Alors que tout ce qui nous remonte des établissements et des collègues est une très forte aspiration à l’amélioration des conditions de travail et à la prise en compte de la pénibilité ;
 
Nous avons appris lundi que le compte pénibilité ne nous serait en aucun cas appliqué, et que nous devions « être imaginatifs  et créatifs » !!! et trouver des solutions de prévention et de compensation aux pénibilités que nous vivons au quotidien. Comme si nous pouvions nous soustraire au travail de nuit, alors que la réalité c’est que nous le subissons bien après 60 ans faute d’effectifs suffisants.
 
C’est pour l’ensemble des praticiens une humiliation et une trahison supplémentaire, que nous ne pouvons accepter. Il s’agit de discrimination, qui s’exerce au détriment de notre santé.
 
Nous avons joué le jeu de la concertation, pensant que les praticiens avaient tout à y gagner. C’est un échec.
 
L’attractivité des carrières, la prise en compte des pénibilités, le temps de travail, sont des sujets majeurs pour l’avenir de l’hôpital. Eviter le problème ne le supprimera pas.
 
Nous exigeons immédiatement des négociations sur l’ouverture du Compte individuel pénibilités aux praticiens des hôpitaux.
 
En attendant, nous travaillons ensemble à un mouvement d’actions très fortes qui reflètera l’exaspération des collègues qui se sentent trahis et floués.

 

 

 

Les PH souffrent et c'est urgent: La preuve!

Vous avez hier en 24 heures, à plus de 1800, répondu à notre sondage flash sur les raisons de la grève du 14 octobre 2014. Vous êtes plus de 700 à avoir pris le temps d'écrire vos raisons. Nous les publions aujourd'hui, in extenso, brutes, directement de notre base de donnée et sans habillage.

On en pourra plus dire qu'il n'y a pas de problème à l'Hôpital Public. Que le Ministère l'entende.

lire le Rapport du 14 octobre 2014

 

 

Mission parlementaire sur l'attractivité des carrières de PH:

En réponse à nos exigences de faire rapidement des propositions pour l’attractivité des carrières médicales hospitalières, le ministère nous a opposé la création rapide d’une mission parlementaire, qui devrait rendre des conclusions sous 3 mois, afin d’engager très rapidement des négociations.
Avenir Hospitalier était très dubitatif sur cette Nième mission, après la mission Toupillier, la mission Véran, la mission Couty, et les préconisations de la FHF, toutes ces missions convergeant sur un certain nombre de solutions.

Ce qui a motivé la grève du 14 Octobre, et explique son franc succès chez des médecins hospitaliers excédés des conditions de travail qu’ils subissent.
Bientôt un mois que cette mission nous est promise, et nous ne voyons rien venir, ce qui conforte notre sensation d’être la dernière roue du char. Pourtant le mal être et la colère se sont exprimées on ne peut plus clairement ces dernières semaines : que ce soit la mobilisation autour de la grève, tous les témoignages recueillis le 14 octobre et le taux énorme de réponses à l’enquête pénibilité (dont les résultats montrent bien qu’outre les pénibilités Code du Travail, les médecins dénoncent leur temps de travail global, le stress majeur quotidien, les relations dégradées au sein de l’hôpital et avec les patients, les problèmes d’effectifs, la désorganisation du travail et les conflits locaux).


Heureusement pour nous que la justice joue son rôle, et arbitre en notre sens les conflits juridiques qui se nouent de plus en plus souvent : le Conseil d’Etat vient une fois de plus d’arbitrer en notre faveur :

cliquer ici pour lire l'avis du Conseil d'Etat


Les administrations ne peuvent désormais plus se réfugier derrière le flou de la demi- journée pour nous obliger à travailler plus de 48 heures hebdomadaires. Voilà qui renforce l’arrêté du 8 novembre 2013, et va nous permettre localement de faire valoir nos droits.

Mais va-t-il falloir que tous les PH attaquent leur hôpital pour non respect du droit ?

Quelle image donnons-nous de la vie à l’hôpital et du dialogue social, si les seules avancées sont extorquées par le droit ? Sans aucune vision globale de l’attractivité des carrières !
Ce silence assourdissant nous amène à programmer d’autres actions : les collègues qui nous ont fait confiance et suivi notre mouvement ne comprendraient pas si nous restions inertes.

 

 

Merci et bravo à tous!

Avenir Hospitalier remercie tous les collègues de toutes spécialités qui ont suivi la journée de grève du 14 octobre. Tous les témoignages, (bientôt envoyés à la tutelle telles que vous avez souhaité les exprimer) convergent sur l'absolue nécessité de regarder en face la vérité :

Les médecins hospitaliers ne veulent plus être les instruments au détriment de leur santé d'une politique managériale vers plus d'activité pour plus de rentabilité.
C'est la première fois qu'autant d'atteintes au droit de grève sont notées : intoxication au retrait du préavis, intimidations pour empêcher la grève, réquisitions de 100% des grévistes pour ne pas toucher l'activité. Cette obstruction est significative des enjeux et des oppositions.


C'est un premier jour de mobilisation via une grève organisée en 3J qui montre l'exaspération (litote) des médecins hospitaliers.
Si besoin nous saurons montrer encore plus fort notre détermination. Ceux qui se disent "mobilisés" en ne bougeant pas verront se creuser le fossé entre eux et les collègues.
Nous sommes très attachés à l'hôpital et au service public ainsi qu'aux patients. Mais que peut être un hôpital sans médecins?

 

 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
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Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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