Dialogue social

Statut des Sage-Femme: l'arbitrage de la Ministre

Ce jour la Ministre a publié son arbitrage sur le statut des sages-femmes.

Vous pouvez le lire ici.

Pour un Service Public Hospitalier ré-inscrit dans la loi (communiqué commun AH-CPH)

Alors que les missions en cours sur l’offre de soins ( service territorial de santé et ressources humaines dans les projets régionaux de santé ) rendent leurs conclusions,  Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux réaffirment la nécessité de garantir par la loi l’assurance d’une prise en charge sanitaire globale de chaque citoyen sur tout le territoire, et d’y inscrire les caractéristiques de ce qui constitue un véritable  Service Public Hospitalier rénové.                                        
Jusqu’à présent, rien n’a vraiment changé dans les hôpitaux : les modalités de financement sont les mêmes, les conduisant à une course à l’acte indigne d’un service public, là où le juste soin conforme aux règles de bonne pratique devrait être la norme.
Actuellement, efficience, performance et parts de marché sont les seuls mots clefs du credo de la tutelle et des administrations hospitalières. Cette marche forcée à l'équilibre est particulièrement délétère sur les conditions de travail à l'Hôpital public, et ne satisfait que les objectifs financiers imposés aux établissements ou de carrière de ceux qui les dirigent (primes à la performance).

La qualité et la sécurité de nos missions de soins reposent directement sur le personnel soignant des établissements publics de santé. Mais comme le budget du personnel médical et paramédical représente aussi la première variable d’ajustement de l’hôpital aux contraintes économiques, les restrictions se font alors directement au détriment des effectifs. A tel point que nous travaillons souvent aujourd’hui dans des situations indignes, aussi bien pour les patients que nous prenons en charge que s’agissant de nos propres conditions de travail. Les seules perspectives qui nous sont laissées sont soit l’acceptation de l’alourdissement de nos tâches et de la durée de travail, soit le renoncement forcé à l’exercice public et la fuite vers le privé. Dans un cercle vicieux, plus les conditions d’exercice s’aggravent, plus les fuites s’accélèrent, entrainant un recours massif des hôpitaux à l’intérim médical pourtant dénoncé comme « hors de prix ».

L’architecture de la gouvernance et de l’organisation médicale prévue par la loi HPST n’a fait que détourner les acteurs du soin de leur engagement, créant désillusions, incompréhensions, repli sur soi ou départs du service public. Sous le mot magique de « management » et son catéchisme «qualité de vie au travail, respect des acteurs, reconnaissance, démocratie» se cachent en réalité les éléments de langage des leviers d’une puissante hiérarchie médico-administrative autoproclamée et jamais remise en cause, un fossé sans fond entre les décideurs et les acteurs. Les propositions du rapport de la mission Couty demandées lors du lancement du « Pacte de confiance », alors qu’elles contenaient les ferments d’un vrai changement, sont restées pour l’instant lettre morte. Où est le pacte ? Où est la confiance ? Et où est la solution?

L’axe fort de la territorialisation ne doit pas être fondé sur l’élargissement des coopérations public-privé. C’est au contraire en donnant les moyens à un service public modernisé, éloigné de HPST qui a démoli l’hôpital en quelques années, que pourront s’exercer pour tous les citoyens une médecine de qualité sur tout le territoire.

C'est à ce prix seulement que les soignants pourront retrouver confiance, sérénité et plaisir au travail.

Nous ne sommes bien sûr pas opposés au principe d’une territorialisation, mais celle-ci doit permettre le respect des acteurs du soin, au plus près des besoins du patient. Nous attendons d’ailleurs avec impatience que les Commissions Paritaires Régionales se mettent au travail, en tenant le rôle élargi qui leur a été imparti.

La Stratégie Nationale de Santé doit se traduire par l’inscription des vraies valeurs du Service Public Hospitalier dans la Loi, sur un plan national et territorial, avec l’affirmation actualisée des  engagements qui ont fait de l'hôpital français un des plus sûr et performant au monde. Cette stratégie n'aboutira qu'au travers du respect et de l'épanouissement de ses acteurs. 

activité libérale à l'hôpital: AH parle à la commission Laurent

Avenir Hospitalier, comme toutes les intersyndicales de praticiens hospitaliers n'a pas été incorporé es qualité dans la mission Laurent, qui entend étudier et réformer l'activité libérale à l'hôpital  public. Cependantnous avons pu être auditionnés et rendre nos préconisation sur cette problématique.

Vous pouvez les lire ici.

les médecins du CHU de la Martinique débrayent devant des conditions de travail au plus bas

Devant la dégradation vitesse grand V des conditions de travail, les médecins du CHU de la Martinique décident un débrayage. Il est rare d'en arriver là, mais nos collègues y semblent littérralement poussés, par la déliquescence des locaux, par la pression financière majeure exercée par l'administration hospitalière, et surtout l'absence de dialogue sociale patente, malgré de nombreux coups de semonce.

Les revendications sont simples: travailler dans des conditions dignes pour apporter des soins de qualités aux patients....

Avenir Hospitalier soutien évidement massivement ce mouvement devenu aujourd'hui, tristement indipensable.

Lire le CP du SMH

Pacte de confiance: les discussions menées avec Avenir Hospitalier

Avenir Hospitalier participe actuellement aux discussions du "pacte de confiance pour l'hôpital" souhaité par Marisole Touraine, et sous l'égide de Edouard Couty. Le travail est important, et Avenir Hospitalier fait profiter les discussions de sa longue expérience et contribue sur de nombreux sujets à la  grande maturité des débats.

Depuis longtemps les syndicats qui le composent ont travaillé, bien en amont de la prise de conscience actuelle, notamment sur la hierarchie à l'hôpital, ou la reconnaissances des PH.

tout ceci ne sera envisageable qu'paèrs bien sûr un renouvellement fondamental du dialogue social

Ce travail de fond préalable à toute discussion fait partie integrante de la culture de Avenir Hospitalier, s'appuyant toujours sur des enquêtes de terrains et fuyant les propos péremptoires, comme ici lors de l'enquête sur les PH menée par le SNPHARE en septembre 2011.

Au sein du groupe de dialogue social tout reste à faire, et AH s'entend bien à faire entendre sa voix, notament avec des propositions concrètes de meilleure gestion du post internat, ou encore sur l'urgence de traiter avec raison les problèmes de déserts médicaux hospitaliers.

La fidélisation des praticiens à l'hôpîtal public est devenu depuis qualques années là ausi une grande priorité pour l'hôpital public. Cette fidélisation ne passera que par la prise en compte de la pénibilité du travail de nuit de bon nombre  de praticiens hospitaliers.

L'activité médicale en CHU ou en CH ne comporte pas que de l'activité clinique (Enseignement, activité au sein des instances, recherche, activités transversales telles que la douleur, l'hémovigilance, la gestion des risques, ....). malheureusement le temps laissé par les hôpitaux aux praticiens qui s'y investissent est actuellement loin du compte, et ce souvent par un l'absence de caractère rémunérateur de ses activités pour les établissements. Depuis longtemps le SNPHARE et maintenant AH défendent le concept de valences, pour que enfin, cet investissement des PH pour la communauté hospitalière soit reconnu.

Enfin, du constats que depuis la loi HPST la gouvernance de l'hôpital public est malade, AH propose également des élements pour une gouvernance plus juste, plus démocratique et plus équilibrée.

Un des échelles de celle ci est avant tout régionale, et AH milite pour un renouveau de cette échelle  de médiation térritoriale.

 

 

Lire les avancées des discussions sur le site du Ministère de la Santé.

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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     Les annonces de recrutement 
Juin 2019

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Les parlementaires veulent dissuader les médecins de faire carrière à l’hôpital

 
Les sénateurs ont introduit dans le projet de loi de santé un article, validé en Commission mixte paritaire Assemblée nationale / Sénat, qui impose aux praticiens hospitaliers démissionnaires et aux praticiens hospitaliers à temps partiel une clause leur interdisant d’exercer en secteur libéral s’ils rentrent en concurrence avec leur hôpital, avec des critères larges (rayon maximal de 10 km) dont l’appréciation relève du directeur de l’établissement. Les sanctions financières qui sont prévues en cas de non-respect de cette clause sont dissuasives.
 
Cette mesure est catastrophique pour l’attractivité des carrières médicales hospitalières, déjà largement mise à mal depuis de nombreuses années en raison de l’insuffisance des rémunérations et des conditions de travail qui ne cessent de se détériorer. Quel jeune praticien acceptera de s’engager dans le service public si cela conduit à lui mettre des chaînes et ne plus pouvoir repartir dans le secteur privé à moins de déménager ? Il est incroyable que le caractère dissuasif d’une telle mesure n’ait pas été perçu par les parlementaires et le gouvernement. Pire encore, cette mesure touche également les praticiens hospitaliers à temps partiel alors que jusqu’à présent, aucune disposition en ce sens n’a jamais existé. Tout cela conduira certainement à une vague de départ anticipé avant que les décrets d’application ne soient publiés.
 
Comment de telles dispositions ont pu être introduites dans ce projet de loi alors que le Président de la République et tous nos interlocuteurs au Ministère des solidarités et de la santé n’ont cessé de prôner l’exercice mixte public – privé ? Cette clause de non-concurrence, laissée à l’appréciation du directeur de l’établissement, rend l’exercice mixte particulièrement risqué voire impossible. Elle ne défend en rien l’hôpital public mais va décourager les praticiens de venir y travailler. Ils préféreront s’installer d’emblée dans le privé ou faire de l’intérim pour éviter de ne plus pouvoir exercer en libéral s’ils prennent un poste de praticien hospitalier titulaire ou contractuel.
 
Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins appellent les députés et le gouvernement à revenir à la raison en supprimant cet article délétère lors de la lecture du texte de la Commission mixte paritaire à l’Assemblée Nationale le 10 juillet prochain.
 

 

Action Praticiens Hôpital et Jeunes Médecins remportent les élections professionnelles médicales hospitalières !

 
 
Les élections professionnelles qui se sont déroulées du 25 juin au 2 juillet 2019 pour les médecins, pharmaciens et odontologistes hospitaliers ont permis à APH & JM de devenir la première force syndicale représentative chez les Praticiens Hospitaliers titulaires ainsi que chez les Praticiens non titulaires. De plus APH & JM font une entrée remarquée chez les Hospitalo-Universitaires en obtenant plus de 30 % des voix et un siège, qui sera occupée par la seule femme du collège HU du Conseil Supérieur des Professions Médicales, ceci pour leur première participation ! 
 
Nous remercions tous les collègues qui nous ont fait confiance en Métropole et Outre-Mer, et ont choisi les éléments forts de notre programme proposant un statut unique de Praticien Hospitalier avec quotité modulable, davantage de démocratie dans les nominations hospitalières, une remédicalisation de la gouvernance, et une meilleure représentation syndicale dans les Hôpitaux. Ces propositions phares sont issues des résultats de notre consultation via le site LeGrandDebatSante.fr, que nous avions promis de porter et que nous défendons depuis le début du cycle de négociations en cours avec le Ministère de la Santé et des Solidarités. 
 
Bien entendu, les négociations statutaires interrompues au prétexte de la période électorale en cours devront reprendre sans délai, pour parler des rémunérations, des conditions d’exercice, et notamment des garanties sur le respect du temps de travail de tous les praticiens hospitaliers.
 
La confiance que vous nous avez témoignée a été bien placée : nous vous le démontrerons encore plus fort, que ça soit au service du collectif, ou des situations individuelles de collègues en difficultés. APH & JM assumeront ces responsabilités avec fierté et détermination.
 
Contacts :
Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Renaud Péquignot, Président AH, Vice-président APH
Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins
Marc Bétrémieux, Secrétaire général APH
Raphaël Briot, Trésorier APH
Nicole Smolski, Présidente d'honneur APH
 

CRISE DE L'HÔPITAL ? La vidéo de l'interview de F. Pierru, Docteur en sciences politiques

LIRE LA VIDÉO

Alors que plus de 140 services d’urgences sont en grève et que le mouvement déborde des urgences, APH-JM interroge le sociologue Frédéric Pierru sur les causes racines de l’implosion actuelle du service public hospitalier.

Le mouvement des urgences est le symptôme d’une crise plus générale.

On nous dit «vous êtes désorganisés ». Il répond «votre financement est insuffisant pour assurer vos missions » «le modèle de l’hôpital-entreprise a touché le fond ».
Une vidéo-choc pour arrêter la culpabilisation et réfléchir à un autre modèle, réflexion autour du livre « la casse du siècle »*.

 

LA CASSE DU SIÈCLE : EN SAVOIR PLUS

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