Communiqués de presse

SÉGUR DE LA SANTÉ : 23 JUIN 2020 AUCUNE MESURE CONCRÈTE !

Communiqué commun des organisations syndicales des personnels médicaux, odontologiques et pharmaciens hospitaliers et hospitalo-universitaires

Les organisations syndicales des personnels médicaux (APH, INPH, CMH, SNAM-HP, JM, ISNI, FNSIP-BM) s’alarment des conditions insatisfaisantes des négociations statutaires du Ségur de la santé. A l’issue de la réunion du 23 juin, aucune mesure concrète de revalorisation des carrières ou d’amélioration des carrières médicales ni calendrier n’ont été avancés par les pouvoirs publics, contrairement à ce qui avait été annoncé lors de la réunion précédente. Des pans importants des revendications pourtant actées lors de la réunion de cadrage du 16 juin n’ont pas été repris.

En conséquence, les organisations syndicales des personnels médicaux ont décidé de quitter la séance avant son terme et de proposer leur propre document de travail (voir annexes) destiné à être la base d’un protocole d’accord avec les pouvoirs publics.

Telles sont les positions minimales des organisations représentatives des personnels médicaux définies de façon unitaire. Passé l’instant de consternation, la négociation plénière doit reprendre et aboutir sans délai.

Il est urgent de répondre aux attentes de tous les professionnels hospitaliers et au besoin de nos concitoyens.

Sadek Beloucif, Président SNAM-HP
Jean-François Cibien, Vice-président APH, Président AH
Norbert Skurnik, Président CMH
Rachel Bocher, Présidente INPH
Emanuel Loeb, Président Jeunes Médecins
Jacques Trévidic, Président CPH, Président APH
Justin Breysse, Président ISNI
Lucas Denis, Co-président FNSIP-BM
Aurélie Truffot, Co-présidente FNSIP-BM

Pas de demi-mesures pour le Ségur : attention à la déception

 

Communique APH-JM-INPH

du 20 juin 2020

 

Les organisations syndicales de praticiens hospitaliers et hospitalo-universitaires Action Praticiens Hôpital (APH), l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH) et Jeunes Médecins (JM) exigent des pouvoirs publics des mesures fortes afin de restaurer l’attractivité des carrières médicales, pharmaceutiques et odontologiques à l’hôpital, ainsi que celles des personnels non médicaux.

Ce n’est pas l’extension de l’intérim ni la multiplication des statuts précaires qui permettront d’assurer à nos concitoyens des soins de qualité mais le renforcement et la fidélisation des équipes soignantes par une revalorisation de l’ensemble des rémunérations.

Pour les praticiens hospitaliers, ces mesurent doivent comporter :

  • un salaire de 5000 € net en début de carrière à 10 000 € net en fin de carrière hors primes et indemnités, avec reclassement de tous les praticiens en fonction de l’ancienneté pour une revalorisation immédiate de leur traitement ;
  • la revalorisation de l’indemnité d’engagement de service public exclusif à 1000 € net pour tous les statuts quelle que soit l’ancienneté ;
  • les indemnités de sujétion pour les gardes doivent être portées à 650 € net et 100 € net pour les astreintes ;
  • le temps de travail additionnel au-delà des obligations de service doit être rémunéré à hauteur de 50 % de plus que le travail de jour ;
  • la journée de travail de 24 heures doit être décomptée à hauteur de 5 plages et non plus 4.
  • la possibilité d’exercer de droit des valences d’enseignement, de recherche, de management à hauteur de 20 % du temps de travail, rémunérées à hauteur de 20 % du salaire de base ;
  • une protection sociale complémentaire abondée par l’employeur, adaptée au statut, déductible des impôts sur le revenu.

Pour les carrières hospitalo-universitaires :

  • la retraite doit être calculée sur l’ensemble des émoluments hospitaliers et universitaires et la protection sociale doit être au même niveau que celle des praticiens hospitaliers, en particulier pour les chefs de clinique ;
  • une garantie de maintien des revenus doit être appliquée en cas de changement de statut (PH vers MCU-PH ou PU-PH) ;
  • une revalorisation et une fusion des grilles des émoluments hospitaliers des MCU-PH et PU-PH sur la base de la grille actuelle des PU-PH majorée de 30 %.

Pour les statuts contractuels :

  • Une revalorisation générale de 30 % de l’ensemble des grilles salariales.

APH, INPH et JM seront particulièrement attentifs à ce que les négociations débutées mardi 16 juin aboutissent à des propositions de revalorisation de carrière attractives, nécessaires pour que l’hôpital public retrouve les moyens humains indispensables à son fonctionnement optimal.

APH, INPH et JM tiendront une conférence de presse jeudi matin 25 juin pour évoquer les premiers enseignements de ce Ségur de la santé et les grands axes arbitrés.

La mobilisation de nos adhérents est totale pour que les promesses issues de la situation de pandémie trouvent leur expression concrète et attendue, faute de quoi l’agenda des actions unitaires dès la rentrée sera à la hauteur de la déception.

Dr Jacques Trévidic, Président APH, Président CPH
Dr Jean-François Cibien, Vice-président APH, Président AH
Dr Rachel Bocher, Présidente INPH
Dr Emanuel Loeb, Président JM

 

 

Communiqué commun des organisations syndicales des personnels médicaux hospitaliers

Les organisations syndicales représentatives des personnels médicaux hospitaliers issues des élections représentatives de juillet 2019 prennent acte de l’annonce par le gouvernement de l’ouverture imminente de la négociation indispensable sur l’avenir du système de santé.

Baptisée cette fois « Ségur de la Santé », ce lancement effectué à grand renfort de médiatisation nous laisse perplexe sur la conception que les pouvoirs publics ont du dialogue social. Plutôt que de s’adresser aux syndicats représentatifs des personnels hospitaliers, l’exécutif choisit ses propres interlocuteurs et utilise les médias nationaux pour informer les professionnels hospitaliers. Il s’agit là d’un très mauvais message, que nous espérons voir corriger dans les meilleurs délais afin que les termes de dialogue social ne soient pas des mots vides.

Après plus de 2 mois de lutte contre une pandémie qui a éprouvé durement les limites de notre système de santé et épuisé les professionnels tant en métropole que dans les territoires ultramarins, il serait temps que le gouvernement s’attache à concrétiser les promesses du Président de la République.

Nos organisations proposent depuis des mois des mesures concrètes, nécessaires pour restaurer de manière durable les missions du service public hospitalier. Cela passe notamment par un financement à la hauteur des besoins de nos concitoyens, une gouvernance hospitalière rénovée associant les professionnels aux décisions stratégiques, et un investissement massif dans les carrières hospitalières ( Lire notre Plateforme).

Nous exigeons des pouvoirs publics des actes concrets, un calendrier resserré et un dialogue social de qualité et non plus des concertations sans fin.

 

Dr Sadek Beloucif
Président SNAM-HP

Dr Emanuel Loeb
Président Jeunes Médecins

Dr Norbert Skurnik
Président CMH

Dr Rachel Bocher
Présidente INPH

Dr Jean-François Cibien
Président AH

Vice-Président APH

Dr Jacques Trévidic
Président CPH

Président APH


 Lire notre Plateforme 

Segur de la santé : un faux semblant ?

 

L’annulation du Comité Ségur National piloté par Nicole Notat initialement prévue le 11 juin est incompréhensible… Les participants au Ségur de la Santé ont appris au dernier moment le report de cette réunion de synthèse et s’inquiètent de l’organisation chaotique de cette négociation engagée avec les Pouvoirs publics. Le manque de considération vis à vis des organisations professionnelles de la santé laisse planer un doute sur les objectifs réels du gouvernement et les engagements du Président de la République.
 
Nous demandons que le cadre méthodologique de cette concertation soit posé clairement et sereinement afin que le résultat soit à la hauteur des ambitions affichées. Les organisations syndicales ne peuvent pas travailler dans l’improvisation constante et en l’absence de moyens alloués. Le dialogue social ne doit pas être un simple affichage politique en vue des prochaines élections mais une véritable exigence de la vie en société.
 
Nous demandons que le calendrier de la phase de négociation annoncée et son cadre soient rapidement fixés.
 
Nous proposons une réflexion globale et partagée entre les professionnels et les usagers pour que la construction du système de santé modernisé au service de nos concitoyens puisse voir le jour au plus vite en garantissant un accès aux soins de qualité sur l’ensemble du territoire et une qualité de vie retrouvée pour tous les soignants.
 
Rachel Bocher,
Présidente de l’INPH 
       
Thierry Amouroux,
Porte Parole du SNPI CFE CGC  
    
Jean-Paul Hamon,
Président de la FMF

Jacques Trévidic,
Président de APH  
 
Jean-François Cibien,
Vice Président APH

Emanuel Loeb,
Président de Jeunes Médecins
Justin Breysse,
Président de l’ISNI

Jean-Paul Ortiz,
Président CSMF   
                       
Jacques Battistoni
Président MG France 

Norbert Skurnik,
Président de la CMH 
        
Sadek Beloucif,
Président du SNAM HP

Philippe Vermesch,
Président du SML

 

Communiqué APH – JM – ISNI du 13 mai 2020

 

Action Praticiens Hôpital, Jeunes Médecins et l’Intersyndicale Nationale des Internes ont pris acte des annonces gouvernementales concernant l'octroi d’une prime ainsi que d'une revalorisation des heures supplémentaires ou des indemnités de sujétion des gardes afin de reconnaître la mobilisation du personnel hospitalier durant la crise sanitaire. Un communiqué diffusé le 17 avril 2020 nous a permis d’exprimer nos réserves sur le fond.

Nous rappelons que cette reconnaissance doit d’abord passer par une revalorisation significative de l’attractivité des carrières hospitalières de façon pérenne, et l’amélioration de nos conditions de travail. Nos organisations seront très attentives à ce que les pouvoirs publics ne l’oublient pas.

Depuis lors, les modalités d’octroi de cette prime qui ont été portées à notre connaissance ne sont absolument pas acceptables. Deux niveaux de prime ont été définis (500 € et 1 500 €) en fonction de critères géographiques ou d’activité exercée. De plus, certains établissements pourront décider que certaines catégories de personnel auront accès à la prime de 1 500 € et d’autres seulement à celle de 500 €.

Cette division artificielle en 2 catégories d’établissements de santé et de personnels est une faute politique, qui trahit une méconnaissance du fonctionnement de l’hôpital public et des principes élémentaires d’équité qui l’anime.

C’est l’ensemble de l’Hôpital Public et de ses personnels qui se sont investis collectivement dans cette crise afin de surmonter les conséquences de cette pandémie pour protéger nos concitoyens, quel que soit son statut, son métier, sa place auprès des patients ou de ses collègues. La reconnaissance  de la Nation ne doit pas les distinguer.

La cohésion sociale est un enjeu essentiel dans la lutte contre le Covid-19. Le gouvernement ne doit pas la mettre en péril par des mesures clivantes entre les différentes catégories de soignants.

Jacques Trévidic

Président APH

Président CPH

Jean-François Cibien

Vice-président APH

Président AH

Emanuel Loeb

Président JM

Justin Breysse

Président ISNI

 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

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Les annonces de recrutement 
Août 2020

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Les dernières actus

« TESTER ALERTER PROTEGER : APH alerte ! »

Communiqué du 18 septembre 2020

Le ministre des solidarités et de la Santé s’est exprimé jeudi soir pour un point qu’il annonce hebdomadaire sur la stratégie nationale face à la deuxième vague de la Covid-19.
 

Cette politique repose sur 4 piliers dont celui du dépistage massif de la population avec le fameux triptyque « TESTER – ALERTER- PROTEGER ».
 

APH, se permet d’alerter nos concitoyens : la deuxième vague de la COVID se profile.  Le ministre déclare que plus de 1 200 000 tests ont été réalisés cette semaine mais qu’en raison de « l’embouteillage » dans les laboratoires les délais de rendu de résultats sont allongés. Jusqu’à 7 jours d’attente…
 

APH précise que ces délais deviennent incompatibles avec une bonne stratégie de prise en charge pour les malades ayant besoin d’un diagnostic en urgence.
 

APH s’étonne également de l’annonce du ministre sur le niveau de stock des tests RT-PCR, qui sont aujourd’hui les seuls tests validés, car de nombreux laboratoires de ville ou hospitaliers annoncent des ruptures de stock.
 

APH se félicite de voir qu’après nos premiers Communiqués de Presse sur la gestion du dépistage le ministère a modifié sa doctrine sur la priorisation des prélèvements. Priorisation et ciblage de réalisation des tests arrivent cependant trop tard. Dans les hôpitaux tout est prioritaire, nous devons diagnostiquer les patients symptomatiques comme les cas contacts chez les soignants ou dans les populations à risque.
 

L’utilisation des nouveaux tests, les tests antigéniques avec prélèvement nasopharyngé ou les tests salivaires suivi d’une RT-PCR sont toujours en attente de recommandations ou d’autorisation précises…
 

Les tests salivaires, moins sensibles que la RT-PCR, seront réservés à certains patients symptomatiques. Ces nouvelles techniques ne suffiront pas à désengorger les laboratoires. Le Ministre n’a-t-il pas placé la charrue avant les bœufs ?
 

Action Praticiens Hôpital, comme tous nos concitoyens, attend un discours de vérité de la part des pouvoirs publics et du Ministre de la Santé. Le cruel constat de la tension en réactifs et en moyens humains sur des personnels déjà éprouvés par la première vague du COVID et par la canicule, dans ce contexte de pandémie qui va durer dans le temps, doit entraîner des réponses pertinentes sur la politique de diagnostic et de dépistage du COVID dans notre pays. 

APH demande, dans l'intérêt des Français comme des professionnels de santé, un dépistage du COVID ciblé sur prescription médicale comme pendant la première vague.

 

Jean-François Cibien
Président AH
Président APH

Carole Poupon
Présidente CPH
Vice-présidente APH

 

Quel protocole d'accord pour vous, PH : donnez votre avis

Comme vous le savez, des syndicats de médecins – qui ne sont pas majoritaires chez les praticiens hospitaliers et les praticiens non-titulaires – s’apprêtent à signer un protocole d’accord qui n’est pas en phase avec les propositions que nous avons exposées au ministre, et, surtout, qui ne semble pas répondre au choc d’attractivité tant attendu.

Nous vous sollicitons à nouveau pour donner votre avis sur les deux propositions :

L’enquête est rapide (une à deux minutes) et la deadline est à CE dimanche à 18 heures.

Vous avez été plus de 5500 à répondre à notre enquête la semaine dernière, nous comptons sur vous pour faire exploser les compteurs.

Nous sommes vos représentants, votre participation est notre force.

Soyez nombreux à voter, et à faire voter ! C’est par ici que ça se passe : https://forms.gle/W2ssByj2mjot317M7

NOTE EXPLICATIVE

Voici les scénarios et les simulations pour des PH temps plein, sans activité libérale, avec décompte du temps de travail en demi-journées (voir le pdf explicatif ici).

  • PH échelon 4, 7 , 10
  • PH échelon 13 avec plusieurs niveaux d’ancienneté dans l’échelon

La ligne « Total » indique les émoluments avant inclusion des gardes.

La ligne « Avec 4 gardes » simule les revenus en incluant les indemnités de sujétions (salaire + IESPE + indemnités de sujétion).

La ligne « Journées libérées » indique combien de jours vous avez travaillez en moins avec « 24 heures = 5 DJ » par rapport au décompte 24 heures = 4 DJ.

La ligne « TTA payé sur la 5ème DJ » indique combien de TTA vous est payé en plus si vous préférez travailler ces jours-là.

Courrier d'APH et JM au Premier Ministre

 

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