Communiqués de presse

Communiqué de presse APH 06/10 /16

 

« Pourquoi et comment nous allons signer le protocole d’accord de méthode ? » 

AVENIR HOSPITALIER et la CONFEDERATION DES PRATICIENS des HÔPITAUX réunis au sein d’Action Praticiens Hôpital ont été reçus le 4 octobre par la Ministre des Affaires Sociales et de la santé.

APH a pris acte que la misnistre avait entendu le mouvement du 26 septembre, sa puissance et la nécessité d’y répondre au delà des seuls engagements du plan attractivité. Nous nous félicitons donc d’avoir participé activement à ce mouvement, à son succès très médiatisé. Cette mobilisation pourrait être reconduite en cas de besoin et au moment où nous le jugerions utile.  La grève du 12 octobre n’est pas à l’ordre du jour.

Si nous prenons note des avancées sur des éléments de rémunération et sur la valorisation de la prime de service public exclusif, tout n’a cependant pas été obtenu. Nous exigeons la reconnaissance de notre temps de travail, la Directive Européenne Temps de Travail de jour et de nuit, le respect de l’engagement de la ministre dans son discours du 4 octobre 2016 :  
« L’objectif est de garantir le respect des 48 heures hebdomadaires. C’est non seulement une exigence de la Commission européenne, mais aussi du Conseil d’Etat qui nous oblige à publier un décret. Il nous faut donc avancer rapidement et efficacement sur ce point. » (M Touraine)

Dans ces conditions, les propositions sur le temps de travail ne devront pas rester floues par rapport aux attentes de tous les collègues et à ce que nous avons porté ensemble le 26 septembre pour la pénibilité de notre travail.

Un « protocole d’accord sur la méthode » va nous être proposé pour signature dans les 10 jours. Aujourd’hui, même si nous en ignorons toujours le contenu, nous devrons le signer car, sans signature, nous serions définitivement exclus de toutes les séances de travail qui peuvent être des occasions de marquer notre vigilance et d’évoluer vers la satisfaction de nos attentes. Notre voix y sera primordiale. 

La Ministre s’est engagée à ce que ça change. Nous connaissons les freins que nous allons rencontrer. Nous sommes prêts à les affronter. Mais, si les oppositions sont un empêchement aux avancées et qu’il n’y a pas de courage politique pour les vaincre, nous sommes prêts à organiser de nouvelles actions dont nous savons qu’elles seront fortes et à la hauteur du désenchantement.

Les médecins hospitaliers, engagés derrière nous le 26 septembre, peuvent compter sur AH et CPH pour les défendre dans ce nouveau cycle de discussions qui doit être finalisé avant la fin de l’année.

Pour ACTION PRATICIENS HOPITAL
Nicole Smolski, Présidente APH,  Jacques Trévidic, Président CPH, Vice-Président APH
Max-André Doppia, Président AH, Vice-Président APH, Marc Bétrémieux, Secrétaire général APH

 

GREVE DU 26 SEPTEMBRE

La revendication de reconnaissance du temps travaillé sera portée le 4 octobre lorsque la Ministre recevra la délégation Avenir Hospitalier et CPH pour leur faire part des mesures contenues dans son plan attractivité.
 

Grève du 26 septembre : une mobilisation massive

Communiqué de presse du 27 septembre 2016

26 septembre : le mouvement de grève nationale des Praticiens Hospitaliers, initié par le SNPHAR-e, soutenu par son intersyndicale AH et par la CPH a ОtО massivement suivi par la majorité des spécialités médicales hospitalières dans tous les types d’Оtablissements. C’est unsuccès qui a bénéficié d’une très forte médiatisation.

Lors de la conférence de presse organisée le 26 septembre en présence de nombreux journalistes, les présidents du SNPHAR-e, d'Avenir Hospitalier et de la CPH, ont annoncé être reçus le 4 Octobre prochain par la ministre des affaires sociales et de la santé.

Nul ne doutera que le succès de cette mobilisation exceptionnelle, voire historique, a permis ce rendez-vous. Celui-ci sera l’occasion pour la ministre d’acter nos revendications sur le temps de travail : cette question est rajoutée au périmètre des questions d'attractivités. En particulier, la pleine application exécutive de la DE temps de travail pour les professions médicales à l’hôpital.

Compte tenu du calendrier qui s'esquisse, le mouvement de grève initialement prévu pour être renouvelé le 3 Octobre est suspendu. Nous attendons la concrétisation d'un engagement sur un protocole d'accord concernant ces questions.

Le SNPHAR-e maintient son préavis concernant les gardes et les astreintes à partir de ce soir et jusqu'au RDV.

Il saura remobiliser les praticiens, avec les Intersyndicales, le 12 Octobre si l'entretien du 4 n'ouvrait pas la perspective d'un protocole d'accord sur ces espaces de négociation. La confiance est dans le camp des Organisations Syndicales qui ont rassemblé les praticiens aujourd’hui. Le succès de la journée du 26 septembre les engage pour en être comptables comme la ministre l’est pour les conditions d’attractivité à retrouver pour l’hôpital public.

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Grève du 26 septembre 2016

Grève du 26 septembre 2016 : une mobilisation historique

Communiqué APH 23/09/16

Le SNPHAR-ÉLARGI, AVENIR HOSPITALIER, son Intersyndicale et la CONFEDERATION des PRATICIENS des HÔPITAUX, réunies au sein d'Action Praticiens HÔpital, remercient les organisations et les collègues qui ont massivement choisi de suivre le mouvement de grève nationale des Praticiens Hospitaliers le 26 septembre 2016. Les médecins hospitaliers méritent reconnaissance du travail quotidien accompli jour et nuit. De partout nous remontent mépris, précarisation, maltraitance,  et, en conséquence,  montée de l'intérim médical, plaie hospitalière à présent légalisée au détriment du recrutement de forces jeunes ou du maintien des PH en place. Le refus de généraliser un décompte lisible du temps de travail des praticiens, de reconnaitre le travail de nuit à la hauteur de ses difficultés constitue une maltraitance organisée.

Les initiateurs du mouvement de protestation attendent de recevoir des signaux forts de la ministre qui, lundi, ne pourra qu'acter le caractère exemplaire d'une mobilisation qui s'annonce historique.

D'ores et déjà, sur la base des pointages que nous répertorions, nous prévoyons une participation de l'ordre de 80 à 90 % en AR (CHU et CH) et de 30 à 40 % selon les spécialités, avec des pointes à 80 %. Pas un établissement, pas une spécialité, ne restera à l'écart. Les seuls établissements non touchés seront ceux qui ne survivent que par le recours à l'intérim médical quasi exclusif, aux emplois précaires, ou avec des conditions d’embauche illégales véritable dumping entre hôpitaux, témoins de l'extrême fragilisation de l'institution hospitalière. Cette mobilisation qui dépassera toutes nos prévisions initiales traduit le profond malaise et même la colère chez les PH excédés du déni de leur travail quotidien jour et nuit. Une expression aussi ample et unanime, au-delà des clivages de spécialités ou de type d’établissement,  exige des réponses rapides, claires, lisibles et adaptées pour le retour d'une attractivité des carrières hospitalières et de la confiance. 

En s'exprimant le 26 septembre avec dignité et responsabilité, les praticiens engagent les usagers à soutenir ce combat pour que revive l'hôpital public.

Nous rappelons que le préavis du SNPHARE soutenu par AH et CPH réunies au sein d'APH, couvre tous les statuts, à l'exception des Internes et que dans toutes les spécialités, les collègues peuvent encore se porter grévistes.

L'hôpital doit retrouver demain une autre respiration. Il a besoin de ses médecins. Ce mouvement montre dans son ampleur que ceux-ci sont attachés à leur mode d’exercice et veulent s’y trouver bien.

 

 

 

Grève du 26 septembre 2016

Entrave à la démocratie et à une libre information dans les hôpitaux

CP APH 23 09 2016

Dans le cadre du mouvement de grève du 26 septembre des médecins hospitaliers, qui s'annonce historique, de nombreux journalistes ont désiré effectuer des reportages filmés sur la vie des médecins hospitaliers.

En dehors du CHU de Rouen et des Hospices Civils de Lyon, dont nous saluons l'honnêteté, tous les autres hôpitaux sollicités par les organes de presse ont refusé d'ouvrir leurs portes.

C'est la première fois qu'une telle omerta est organisée et que l'exercice de la démocratie de base est empêché à un tel degré.

Que craignent donc les directions : que soient révélés au grand jour les conditions de travail des médecins hospitaliers, leur découragement face à un management basé sur mépris, précarisation, voire maltraitance? Que les médecins continuent à travailler 60 heures par semaine? Que quand ils travaillent la nuit ils sont en travail dissimulé 4H sur 14? 

Finalement est mis au grand jour l'absence d'écoute des médecins hospitaliers, et de leurs représentants. Nous sommes sûrement la seule profession à qui est niée toute représentation et toute expression locale. L'obstruction à une information libre et à la démocratie, est la réalité de l'hôpital public en 2016. C’est le reflet de l’échec annoncé de la démocratie sociale à l’hôpital public pour les praticiens, comme nous venons de l’apprendre tristement pour les GHT.

Triste réalité que nous vivons au quotidien, et qui explique aussi en partie la puissance du mouvement de révolte actuel.

 

« Nous devons maintenant adresser un signal fort aux Pouvoirs Publics ! »

« Préavis de grève - 26 septembre 2016 : appel à tous les Praticiens Hospitaliers »

Depuis plus de 4 ans, le gouvernement alterne promesses, commissions, réflexion et reculades. Nous n’avons toujours rien obtenu de concret pour l’attractivité des carrières hospitalières et, à l’heure où près de 30 % des postes de Praticiens Hospitaliers sont vacants, ce chiffre et nos conditions de travail s’aggravent chaque année. Le ministère de la Santé doit prendre la mesure de l’urgence à intervenir efficacement pour répondre aux attentes des praticiens hospitaliers. Pour l’instant, la seule mesure d’attractivité concrète est la retraite à 72 ans !!! et malgré nos avis incessants aucune des mesures qui auraient pu concerner les praticiens hospitaliers titulaires n’a été discutée (24H = 5 plages et non 4, temps de travail adapté aux carrières hospitalières avec temps non clinique, rémunérations plus attractives).

Avenir Hospitalier s’associe aux revendications inscrites dans le préavis de grève des soins urgents et non urgents déposé par le SNPHARE dans les hôpitaux pour le 26 septembre. AH et les organisations syndicales qui la composent appellent toutes les Intersyndicales de praticiens à s’y associer.

Les médecins libéraux viennent d’obtenir une revalorisation substantielle du prix de la consultation, âprement négociée. Mais l’Hôpital qui, chaque jour, accueille davantage les patients n’accueille plus les médecins. Il continue de les tenir hors ses murs, sauf à les engager comme mercenaires dans un intérim médical légalisé et quasiment hors de contrôle des directions locales, ou à les transformer en médecins nomades au sein des GHT.

Cette augmentation permanente de la charge de travail avec toujours moins de moyens oppose une contradiction éclatante aux discours de la ministre Marisol Touraine qui avait pourtant commencé son ministère par un « Pacte de Confiance » qui n’a rien apporté 4 ans plus tard. Aujourd’hui, sur le terrain quotidien, c’est la défiance devant une promesse non tenue.

Nous appelons à soutenir massivement le mouvement de grève totale du 26 septembre avec tous les Praticiens Hospitaliers et à reconduire la grève de la Permanence des Soins tant que nous n’aurons pas obtenu nos revendications de base, légitimes et simples : 

  • Participation à la permanence des soins de 24 H reconnue à hauteur de 5 plages sur le tableau de service, mesure d’équité entre praticiens réclamée par les 5 intersyndicales (cf CP unitaire du 17 mai 2016 qui, rappelons-nous nous avait même valu l’annulation d’une réunion prévue de longue date à la DGOS). Possibilité pour tout praticien hospitalier d’avoir la maîtrise de son temps de travail sans subir le flou réglementaire actuel à son seul détriment ! Ouverture de négociations pour modifier l’article 2 de l’arrêté du 30 avril 2003 avec décompte en temps continu pour tous les praticiens, sauf demande expresse à rester en demi-journées. 20% de temps non clinique contractualisé avec dimensionnement des équipes le permettant.
  • Une revalorisation substantielle de la Prime d’Exercice Public Exclusif qui représente un engagement de 20% de notre temps et doit donc représenter au moins 20% de notre salaire soit au minimum 1000 € nets pour le 4ème échelon.
  • La création d’un 14ème échelon pour encourager les Praticiens expérimentés à rester à l’Hôpital Public
  • Le démarrage de la carrière au niveau du 5ème échelon actuel afin d’en finir avec la baisse de salaire du début de carrière après le Clinicat. 

Toutes ces revendications ont été portées par Avenir Hospitalier depuis plusieurs années avec une insupportable suite de promesses non tenues de la part du ministère : ÇA DOIT CESSER ! Les promesses doivent devenir des actes pour que la carrière de Praticiens Hospitalier redevienne enfin attractive !

Ce préavis de grève est aujourd’hui nécessaire pour débloquer une impasse : manifestez votre engagement en cliquant sur Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour signaler votre participation.

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
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Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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