Communiqués de presse

Rapport Igas sur les risques psychosociaux des personnels médicaux hospitaliers : de réelles avancées

Communiqué de presse APH du 16 janvier 2017

Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, réunis au sein d’Action Praticiens Hôpital (APH), ont pris connaissance du rapport de l’Igas relatif aux risques psychosociaux des personnels médicaux hospitaliers et des recommandations qui l’accompagnent.
Ce rapport a été rédigé avec un vrai souci d’objectivité et expose clairement les carences observées depuis longtemps dans la gestion des situations de souffrance au travail. Prenez le temps de lire l'intégralité du rapport: http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2016-083R_Tome_I-2.pdf 
http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2016-083R_Tome_II_-2.pdf 

Les recommandations qui en découlent sont opérationnelles et vont dans le sens des propositions que nos syndicats ont avancé. Parmi elles :

  • La création d’une mission nationale relatif aux risques psychosociaux, dont le champ de compétences s’élargira progressivement à tous les personnels hospitaliers.
  • La désignation d’un médiateur national. Action Praticiens Hôpital salue la nomination d’Edouard Couty dont les qualités humaines et professionnelles désignaient naturellement à une telle responsabilité.
  • La création d’un réseau de médiateurs régionaux afin de traiter les situations des personnels en souffrance.
  • L’élargissement des compétences des Commissions régionales paritaires (CRP) afin d’impulser une vraie politique régionale de dialogue social et de prévention des risques psychosociaux.
  • La redéfinition de la place du management et du rôle des managers hospitaliers.
  • La création d’une sous-commission de la CME dédiée à la qualité de vie au travail, en lien avec une évolution des CHSCT afin qu’ils prennent en compte les personnels médicaux hospitaliers.
  • Et surtout, la désignation au sein de chaque Conférence territoriale de dialogue social des Groupements hospitaliers de territoire d’un représentant syndical des praticiens hospitaliers siégeant en CRP et désigné par elle. Action Praticiens Hôpital se félicite de cette avancée majeure qui ouvre la porte à l’expression des syndicats de praticiens hospitaliers au sein même des établissements de santé.

 

Il appartiendra à tous les acteurs hospitaliers de veiller à ce que la mise en œuvre de ces propositions soit à la hauteur des attentes des professionnels et des espoirs d’amélioration qu’elles suscitent. Un changement de  vision s’impose à tous. Action Praticiens Hôpital sera particulièrement attentif à ce que ces propositions soient traduites concrètement et rapidement.

Pour ACTION PRATICIENS HOPITAL
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Présidente APH, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Président CPH, Vice-Président APH, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Président AH, Vice-Président APH, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., Secrétaire général APH

 

Création du SNJAR

Avenir Hospitalier salue la jeunesse syndicale qui monte !

Au moment où de jeunes médecins créent une nouvelle organisation (lire le communiqué de presse du SNJAR) pour porter leur réflexion collective et engager la vigueur de la jeunesse d’anesthésie réanimation dans l’action syndicale, les organisations syndicales aînées ne peuvent rester indifférentes à cette démarche de construction.

Aussi, en ce début d’année 2017, Avenir Hospitalier, elle-même jeune organisation intersyndicale née en 2011 qui se souvient qu’elle a dû lutter pour sa reconnaissance,  se félicite de la création du tout nouveau Syndical National des Jeunes Anesthésistes Réanimateurs (SNJAR). Nous espérons de cette création une saine stimulation, en synergie avec les syndicats existants et, parmi ceux-ci, le SNPHAR-E, membre fondateur d’Avenir Hospitalier.

Dans notre pays, ce dernier-né doit venir enrichir un paysage syndical dont les institutions devraient mieux reconnaître l’importance et les messages que nous portons tous en tant qu’acteurs sociaux responsables.

Avenir Hospitalier souhaite au Syndicat National des Jeunes Anesthésistes Réanimateurs de devenir un acteur incontournable pour porter efficacement son regard, ses préoccupations et ses analyses sur des réformes qui touchent à notre système de santé, à sa démographie et à son organisation. Le SNJAR peut compter sur notre engagement à partager nos réflexions avec lui.

A cet effet, Avenir Hospitalier invite dès à présent les responsables du Syndicat National des Jeunes Anesthésistes Réanimateurs à le rencontrer pour un premier échange de vues qui devrait permettre de dégager des objectifs communs dans un esprit de solidarité et en dehors de tout corporatisme.

Dr Max André Doppia, Président d'Avenir Hospitalier
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Publication au JO de 2 textes « Attractivité des carrières médicales hospitalières »

Communiqué de Presse du 16 novembre 2016  

 

Alors que, depuis le 15 novembre, nous engageons un nouveau cycle de discussions sur le temps de travail qui doit être clos en février, Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux ont pris connaissance des deux textes publiés le même jour au JO, concrétisation des discussions en cours depuis un an autour du plan Attractivité.
Le premier texte concerne le travail sur une plage du soir : sur décision institutionnelle et après avis des instances, certaines activités programmées (plateaux techniques et plateaux de consultations) pourront se dérouler avec les moyens nécessaires. Ce temps de travail sera reconnu aux praticiens car intégré dans leurs obligations de service. Si cette mesure apparaît comme un premier pas vers la possible reconnaissance d'une 5ème demi-journée par 24H, vers la nécessité d'un décompte horaire et vers la reconnaissance d'activités dépassant actuellement les heures ouvrables de jour, en revanche, le mode de décompte du temps de travail proposé n'est pas selon nous une mesure d'attractivité : pourquoi ?
Si nous avons pu faire reconnaître que le début de cette plage démarre à l'heure habituelle de fin d'activité (et pas à 18H30 comme au début des discussions), nous avions plaidé qu'à l'instar des déplacements en astreinte, 3H de fin de journée, pénibles, devaient être valorisées à hauteur d'une demi-journée. Le texte impose une demi-journée pour 4H d'affilée, soit 5H par tranche cumulée. C'est donc une reconnaissance (faible) mais certainement pas une mesure d'attractivité.
Le second texte concrétise l'engagement de la Ministre de la santé de ne conserver qu'un seul niveau d'astreinte (opérationnelle, donc augmentation d'environ 12 euro par astreinte) et un seul niveau de temps de travail additionnel ou TTA (de jour). La notion de TTA de nuit est supprimée, ce qui correspond à une augmentation de 109 euro par plage. Désormais, il est possible de cumuler sans restriction l'indemnité de sujétion avec le paiement d'une plage de TTA ce qui n'était pas possible avec la notion de TTA de nuit.
Concrètement pour les collègues dont les déplacements en astreinte sont rémunérés en temps additionnel, le passage en temps additionnel de jour correspondra à une augmentation de 53 euros par demi journée de déplacement de nuit, ce qui constitue une augmentation substantielle qui satisfera tous les médecins engagés dans la permanence des soins.
Nous attendons maintenant la sortie des textes sur la prime d'engagement de carrière hospitalière, l'harmonisation des droits sociaux et des droits d'exercice en début de carrière, l'augmentation de l'indemnité d'engagement de service public exclusif, la prime d'exercice territorial. Nous sommes déterminés à faire entendre la voix des PH pour les discussions qui démarrent, aujourd'hui LES VALENCES OU TEMPS NON CLINIQUE et, prochainement, la reconnaissance pleine du temps de travail avec la reconnaissance du travail de nuit à hauteur de 3 demi-journées, revendication portée unanimement par les 5 intersyndicales.

Contacts :

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Qualité de vie au travail : quelle place pour les syndicats de PH ?

 

Communiqué de presse APH du 9 décembre 2016  

Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, réunis au sein d’Action Praticiens Hôpital (APH), ont pris acte lors de leur conseil d’administration du 9 décembre 2016 de la Stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail des professionnels de santé présentée le 5 décembre par la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, dont les principales mesures sont :

- Création d’un Observatoire de la qualité de vie au travail et des risques psychosociaux ;

- Médiateur national et viviers régionaux de médiateurs pour mettre fin aux situations de tension au sein d'un hôpital ou d'un service ;

- Intégration d'un module « qualité de vie au travail » dans la formation initiale médicale, paramédicale et des directeurs ;

- Formation au management et à la résolution de conflits pour les cadres ;

- 30 millions d'euros sur trois ans pour déployer dans chaque GHT des services de santé au travail élargis (psychologues, assistants sociaux, conseillers en prévention) ;

- Intégration d’un volet « Qualité de vie au travail » dans les projets sociaux des établissements ;

- Création d’une sous-commission de la CME dédié à la qualité de vie au travail ;

- Systématisation des réunions de service ;

- Entretiens individuels annuels systématiques pour les paramédicaux et pour les personnels médicaux ;

- Stabilité et visibilité des tableaux de service ;

- Guide de prévention des risques psychosociaux à l’intention des jeunes professionnels médicaux ;

- Cellule d'écoute (offrant un soutien psychologique) et accès à des groupes d'expression et d'analyse des pratiques professionnelles ;

- Suivi médical des professionnels médicaux ;

- Charte de l’accompagnement des professionnels lors des restructurations ;

- Signalement obligatoire des tentatives de suicides sur le modèle de la déclaration d'événements indésirables graves

Ces mesures étaient très attendues tant le climat de travail dans les hôpitaux publics s’est dégradé, conduisant à des évènements dramatiques qui ont endeuillé le milieu hospitalier à plusieurs reprises ses dernières années.

Ces annonces qui vont dans le bon sens ne peuvent masquer toutefois notre déception de voir écarter une fois de plus toute expression syndicale des praticiens hospitaliers au sein des établissements publics de santé, faisant du personnel médical hospitalier leur seul corps professionnel privé de représentation sur son lieu de travail. Si la place de la CME est essentielle à la vie institutionnelle, seuls les syndicats professionnels ont la légitimité pour défendre les intérêts matériels et moraux de leurs mandants, y compris lorsque leurs intérêts personnels sont en opposition avec ceux de l’institution ce qui est bien souvent le cas lors de l’exposition à des risques psychosociaux.

Action Praticiens Hôpital appelle les pouvoirs publics à mettre fin à cette iniquité majeure, et demande que soit installée au même titre que pour les personnels non médicaux une représentation locale des organisations syndicales des personnels médicaux hospitaliers, élue démocratiquement, et qui agira ainsi au plus près du terrain afin d’améliorer les conditions de travail de leurs mandants.

Pour ACTION PRATICIENS HOPITAL
Nicole Smolski, Présidente APH,   Jacques Trévidic, Président CPH, Vice-Président APH
Max-André Doppia, Président AH, Vice-Président APH, Marc Bétrémieux, Secrétaire général APH
 
 

 

Vague Blanche du 8 novembre 2016

Soutien entier au mouvement de l'ensemble des organisations infirmières !

Avenir Hospitalier s'associe pleinement au mouvement national Infirmier de la Fonction Publique Hospitalière et du secteur Libéral du 8 novembre exprimant le « Malaise profond de la profession ». Avenir Hospitalier dОnonce avec vigueur la maltraitance faite aux professions infirmières et au-delà, à l'ensemble des professionnels de santé de France.
L'ensemble des mesures prises par les gouvernements successifs depuis 10 ans va dans le sens d'une attaque en règle du secteur de la Santé. Et si nous dénonçons la destruction particulièrement acharnée de l'Hôpital, il est évident que le secteur libéral n'est pas beaucoup mieux considéré par nos gouvernements successifs.
Du système de santé le meilleur du monde en 2000 selon l'OMS, ces politiques d'austérité
successives ont sans cesse voulu détruire l'engagement au service des patients et de la population.
Le pouvoir d'achat des professionnels de santé a diminué de 30 % en 30 ans, alors que la charge de
travail augmentait sans cesse en raison de l'accroissement et du vieillissement de la population
française. Parallèlement les lourdeurs administratives n’ont cessé, elles aussi, de croître en raison de
la créativité bureaucratique.
Avenir Hospitalier appelle le gouvernement à reconnaître enfin l'immense service rendu à la nation
par ses professionnels de santé, et ceci même en dehors des attentats et loin des caméras. Il est
grand temps pour nos dirigeants d’améliorer les conditions de travail de l’ensemble des professionnels de santé, notamment en accordant une juste valeur à leur travail.
 
Max-André DOPPIA
Pôle Anesthésie Réanimation SAMU-Coordination CHU CAEN 14033 Caen Cedex 09
tél. 06 83 37 62 64 ou 02 31 06 47 36 (secrétariat)
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Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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Février 2018

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Les dernières actus

La souffrance au travail

La souffrance au travail, un phénomène social qui n'épargne pas la Justice

 
Dans son article paru dans la revue de l'Union Syndicale des Magistrats (USM), Pascale Loue-Willaume, chargée de mission, aborde la souffrance au travail dans un contexte général. Puis elle se focailise sur la justice, « Pour nous magistrats, on peut même parler de double paradoxe. Comment concilier notre serment, l’engagement professionnel que nous devons avoir d’impartialité, de loyauté avec des objectifs chiffrés qui ne tiennent généralement aucun compte des moyens et au détriment souvent de la qualité de la motivation de nos décisions »… 

« Et que dire des situations que nous rencontrons dans nos unions régionales : des collègues épuisés, qui ne parviennent plus à prendre leurs congés, qui renoncent à leurs formations obligatoires en raison d’un emploi du temps professionnel qui ne leur laisse aucune marge de manoeuvre quand on ne leur demande pas d’assurer eux-mêmes leur remplacement.»« Comment admettre que nous soyons témoins, voire parfois même victimes, de ce que nous sommes statutairement en charge de poursuivre ou de sanctionner ? »
 
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