Communiqués de presse

Du difficile apprentissage de la démocratie...

Communiqué commun Avenir Hospitalier CPH

Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux, les deux plus importantes organisations syndicale de PH, s'étonnent du courrier que les 3 autres intersyndicales (CMH INPH SNAM-HP) viennent de faire parvenir à Mme la Ministre de la Santé par lequel elles annoncent leur retrait du processus de concertation en se plaignant du "camouflet" que constituerait la création d'une instance nationale de représentation des PH pourvue de règles de représentativité. 

Avenir Hospitalier et la Confédération des Hôpitaux expriment leur attachement à un tel progrès qu'elles revendiquent, puisqu'il n’est pas question de l’élimination de l’expression de qui que ce soit, mais bien au contraire d’une réflexion à mener pour des règles de représentativité syndicale respectant les fondements démocratiques de notre société. Le temps des sur-représentations des mandarins est terminé. L’hôpital a besoin d’un fonctionnement démocratique et de règles de dialogue social aux échelons national, régional et local.

Il nous semble hallucinant que des organisations syndicales responsables puissent s’opposer à un tel principe.

Par ailleurs, les discussions en cours avec le ministère sont hautement stratégiques pour l’avenir des carrières médicales hospitalières, et nos deux organisations sont très attachées à leur poursuite. Et bien au contraire, il ne s'agit pas pour nous de freiner mais d'accélérer la mise en place des réformes qui n'ont que trop trainé au vu des enjeux pour l’avenir de l’hôpital.

Nous serons donc présents à ces réunions, prêts à travailler.

 

Evaluer les médecins sur des quantités d'actes? Contre des pratiques managériales inadaptées à l'hôpital public

Avenir Hospitalier a pris connaissance des pratiques managériales en cours dans certains établissements de l’APHP, consistant à « noter » les quantités d’actes produites par chaque médecin, en n’oubliant pas au passage des réflexions qui sont plus que déplacées ou désobligeantes, quel que soit le statut de l’employé ou du salarié.

Connaissant bien au quotidien les difficultés à obtenir des données statistiques d’activité fiables, il semble très hasardeux d’en extrapoler des jugements individuels et d’en tirer des conclusions sur les quantités de travail fournies par un tel ou un autre : ce sont des pratiques managériales indignes qui ne reposent pas sur le respect et la dignité que chaque institution doit à ses acteurs.

Il est normal que chacun puisse témoigner de son travail, de la qualité de celui-ci, des problèmes qu’il peut rencontrer dans sa réalisation, des projets qu’il peut avoir. Nous travaillons dans la transparence, mais devons aussi travailler dans la confiance, et ne pas découvrir des jugements extérieurs aussi bien ridicules que pathétiques, en tout cas indignes du Service Public tel que nous le concevons, avec le management qu’il mérite.

Ces fichiers d’évaluation dont nous espérons qu’ils sont limités à quelques hôpitaux n’ont pas de raison d’être, ne peuvent être que contre productifs, et illégaux.

Avenir Hospitalier prêche pour une réforme managériale au sein des hôpitaux, qui remette l’humain au centre, basée sur respect, confiance, dialogue. Les pratiques de New Public Management ont fait la preuve de leur non adaptation à l’hôpital : il serait judicieux, au vu des problèmes actuels démographiques au sein des hôpitaux, de lancer une « révolution culturelle » : un hôpital pour les patients et pas pour les actes et la rentabilité, avec un management respectueux et adapté à ses acteurs. C’est le défi pour la période à venir, nous sommes nombreux à vouloir le relever. 

Soutien au Dr Pequignot

Le Docteur Péquignot chef du service de SSR gériatrique des Hôpitaux de Saint-Maurice a été mis en examen le 26 mars 2014 suite à une plainte déposée par M. Fréchou, Directeur de son établissement.

Bref rappel des faits : le dimanche 9 septembre 2013, vers 14h, l’état de santé d’une patiente âgée de 80 ans  s’aggrave de façon inquiétante. L’interne demande qu’un bilan sanguin soit adressé en urgence au laboratoire du Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil. L’unique ambulancier de garde ne peut assurer immédiatement le transport du prélèvement car il a dû aller chercher le Directeur à l’aéroport Charles de Gaulle. Le prélèvement ne sera acheminé qu’au retour de l’ambulancier et n’arrivera au laboratoire qu’à 16h36.

Le Docteur Péquignot adresse le 11 septembre 2013 au collège des médecins un mail dans lequel il pointe « une utilisation par le Directeur des moyens des patients pour son confort au détriment de leur sécurité » ;

En décembre 2013, le Directeur dépose une plainte contre le Dr. Péquignot pour « diffamation publique contre un agent de l’Etat », ce qui a entraîné la mise en examen du médecin, le 26 mars 2014, au Tribunal de Grande Instance de Créteil. Le 25 mars, le collège des médecins, à l’unanimité, avait affirmé son soutien au Dr. Péquignot. Le 27 mars un Comité de soutien se constitue, rassemblant les syndicats SUD et CGT des Hôpitaux de Saint-Maurice, le SNPHARe ( Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateurs Élargi), l’intersyndicale AVENIR HOSPITALIER et de nombreux membres du personnel médical et non médical.

Le Comité de Soutien s’insurge contre l’attaque en justice d’un médecin qui n’a fait que dénoncer la mise en danger d’une de ses patientes. Il appelle les professionnels de santé à signer une pétition intitulée « Tous responsables ! Alors tous mis en examen ! ».

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Restructurations hospitalières: Oui, mais pas n'importe comment!

Dans le contexte de contraintes financières nationales actuelles, la perspective de restructurations hospitalières se précise. Il va falloir du courage, notamment politique local ou régional. Avenir Hospitalier souligne que la ligne directrice  de ces restructurations doit être la qualité des soins apportés à l’ensemble de la population dans sa globalité.

Ceci ne signifie pas un hôpital devant chaque porte, mais l’accès dans des délais raisonnables à un plateau technique complet et dûment pourvu en effectifs  soignants… ce qui pourrait être une des solutions pour ne pas recourir systématiquement à un intérim médical couteux, très mauvaise solution à un vrai problème démographique.

Toute discussion de restructuration doit  commencer par un dialogue social de qualité au sein des hôpitaux concernés et de la région, et associer au plus près les usagers parfaitement conscients des enjeux proximité/ sécurité.

La finalité doit  clairement  être d’améliorer la qualité des soins prodigués,  de veiller à ce que  chaque centime du financement citoyen soit  éthiquement utilisé là où les soins le nécessitent et le justifient. Mais aussi le respect des équipes soignantes, qui subissent de plein fouet les conséquences de choix démographiques anciens et d’une course à l’activité à tout prix. Spirale infernale d’une intensification du travail qui jamais ne pose le problème de la pertinence des actes, ni leur qualité, ni le retentissement sur les organisations et les conditions de travail.

A ces conditions, Avenir Hospitalier  soutiendra les projets médicaux de restructurations sur le territoire.

L'hôpital public saura t-il mobiliser toutes ses compétences autour de la naissance ? De l'importance du travail en équipe

Les services de gynécologie et d’obstétrique hospitaliers sont marqués depuis plusieurs mois par un mouvement de revendications des sages-femmes hospitalières. Plusieurs séances de discussions portant sur le cadre métier des sages femmes et sur leurs modalités d'exercice au sein des services ont été à ce jour organisées. Les organisations représentatives des praticiens hospitaliers, attachés à la poursuite de l’amélioration de la  prise en charge des femmes enceintes dans tous ses aspects prennent en compte la plénitude des compétences des sages femmes.

Nous faisons cependant le constat de la persistance de  divergences par rapport aux demandes de changements majeurs d’organisation formulées lors de ces discussions. 

Nous tenons à rappeler, que comme toute forme de coopération entre professionnels (qu’elle soit entre personnels médicaux ou entre personnels médicaux et paramédicaux), celle-ci ne peut se faire qu’avec un accord sur  l’objectif et les méthodes  visant à l'amélioration de la qualité et de la sécurité des soins prodigués en toute circonstance.

La marge d'incertitude entre ce qui est conçu comme physiologique et ce qui peut devenir à tout moment pathologique pourrait dans certains contextes perturber la cohérence des prises en charge si les modalités d’exercice des deux professions médicales ne devenaient que  séquentielles au lieu d’être constamment associées. La notion même d’exercice à compétence propre nous parait liée à l’existence de modalités équilibrées, concertées et validées pour l’exercice des compétences partagées.

Considérant qu'une situation ne peut être considérée comme physiologique qu'à posteriori,  devant l'absence de méthode prédictive pour l'ensemble des pathologies, nous considérons que la gestion préventive et curative du risque nécessite une étroite et constante collaboration médecin et sage femme, intégrée  dans un fonctionnement partagé et respectueux, mais non cloisonné, sous l'autorité fonctionnelle des chefs de pôles.

Logiquement nous ne sommes donc pas favorables au terme d'unité physiologique, préférant celui de parcours ou d'espace de prise en charge des grossesses normales, dont l’identification claire serait a la fois un moyen de meilleure valorisation interne du métier de sage femme et de répondre à une demande des femmes concernées. Ce parcours non compliqué doit être organisé en respectant le libre choix d'y être prise en charge aussi facilement par les médecins spécialistes en gynécologie et en obstétrique que par les sages femmes. L’organisation de ce parcours ne peut donc être que l'aboutissement d'un projet d'équipe élaboré en concertation étroite associant aussi les personnels para médicaux. Ces projets, appuyés sur des protocoles de prise en charge, en concordance avec les recommandations professionnelles, devraient  alors facilement obtenir l'aval de la commission médicale d'établissement au sein de laquelle la profession de sage-femme est représentée. Dans ce cas, le Directeur pourrait nommer une sage femme pour assurer la responsabilité de cet espace par périodes renouvelables.

Nous n'avons jamais mis en cause la compétence du métier de sage femme et souhaitons bien au contraire qu’elle soit valorisée par les pouvoirs publics au plan statutaire et matériel. Nous souhaitons conforter les véritables équipes, en clarifiant notamment un positionnement aujourd’hui ambigu vis à vis d'une hiérarchie para médicale souvent illogique.

Pour autant nous ne pouvons pas accepter que cette légitime reconnaissance  soit construite sur une organisation fonctionnelle et administrative qui pourrait paradoxalement avoir pour conséquence d'exclure des médecins spécialistes hospitaliers d'une partie de leur cadre métier,  de déstabiliser le fonctionnement des blocs obstétricaux, ou d’augmenter à terme le risque médico-légal d’exercice pour les deux professions.

Sadek Beloucif - SNAM-HP
Rachel Bocher - INPH
Jean-Claude Penochet - CPH
Norbert Skurnik - CMH

Nicole Smolski –Avenir Hospitalier

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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Les annonces de recrutement 
Août 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Le 15/10 à 15h10 Hôpital et soignants en pause le temps d’une pose

 

APH s’associe à la journée d’action unitaire Santé 
et Action Sociale du 15 octobre 2020

 

À l’heure où la mobilisation générale de tous les hospitaliers s’organise pour faire face à la deuxième vague Covid, l’hôpital public doit retrouver sa juste place dans notre système de soins.

Le Ségur n’étant que poudre aux yeux ou presque, l’« hôpital-usine » reste le parent pauvre du système de santé par manques de financement, de ressources humaines, de lits, de matériel…

Au printemps et sans moyens, nous, les soignants, avons réorganisé l’hôpital tout en travaillant pour soigner sans relâche. Nous réclamons les moyens de changer la gouvernance pour retrouver le chemin de l’hôpital de la bienveillance.

Le 15/10 à 15h10, APH demande aux praticiens hospitaliers d’être solidaires du mouvement national. Il vous suffira d’arrêter, si cela est possible, votre activité pendant quelques instants et de fixer ce moment par une photo de groupe, un selfie... Envoyez-nous vos contributions, que nous publierons sur nos réseaux sociaux, à l’adresse   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’hôpital public doit continuer à exister, à vivre au sein des territoires il est ouvert jour et nuit, pour tous les patients, y compris dans les situations les plus graves. Pour ce faire, Action Praticiens Hôpital demande de toute urgence :

  • Un ONDAM hospitalier à sa juste valeur pour desserrer de l’étau financier qui asphyxie l’hôpital et l’empêche de soigner les patients dans de bonnes conditions ;
     
  • Un véritable choc d’attractivité : reconnaissance du temps de travail des praticiens hospitaliers, prise en compte de la pénibilité lié à leurs métiers et aux organisations de travail (gardes, astreintes, TTA), valorisation à hauteur des compétences et des responsabilités, une véritable qualité de vie professionnelle dans le respect de la vie privée…
     
  • Une restauration du dialogue social avec l’ensemble des organisations représentatives des praticiens, condition indispensable à tout progrès pour l’hôpital public.

 

« TESTER ALERTER PROTEGER : APH alerte ! »

Communiqué du 18 septembre 2020

Le ministre des solidarités et de la Santé s’est exprimé jeudi soir pour un point qu’il annonce hebdomadaire sur la stratégie nationale face à la deuxième vague de la Covid-19.
 

Cette politique repose sur 4 piliers dont celui du dépistage massif de la population avec le fameux triptyque « TESTER – ALERTER- PROTEGER ».
 

APH, se permet d’alerter nos concitoyens : la deuxième vague de la COVID se profile.  Le ministre déclare que plus de 1 200 000 tests ont été réalisés cette semaine mais qu’en raison de « l’embouteillage » dans les laboratoires les délais de rendu de résultats sont allongés. Jusqu’à 7 jours d’attente…
 

APH précise que ces délais deviennent incompatibles avec une bonne stratégie de prise en charge pour les malades ayant besoin d’un diagnostic en urgence.
 

APH s’étonne également de l’annonce du ministre sur le niveau de stock des tests RT-PCR, qui sont aujourd’hui les seuls tests validés, car de nombreux laboratoires de ville ou hospitaliers annoncent des ruptures de stock.
 

APH se félicite de voir qu’après nos premiers Communiqués de Presse sur la gestion du dépistage le ministère a modifié sa doctrine sur la priorisation des prélèvements. Priorisation et ciblage de réalisation des tests arrivent cependant trop tard. Dans les hôpitaux tout est prioritaire, nous devons diagnostiquer les patients symptomatiques comme les cas contacts chez les soignants ou dans les populations à risque.
 

L’utilisation des nouveaux tests, les tests antigéniques avec prélèvement nasopharyngé ou les tests salivaires suivi d’une RT-PCR sont toujours en attente de recommandations ou d’autorisation précises…
 

Les tests salivaires, moins sensibles que la RT-PCR, seront réservés à certains patients symptomatiques. Ces nouvelles techniques ne suffiront pas à désengorger les laboratoires. Le Ministre n’a-t-il pas placé la charrue avant les bœufs ?
 

Action Praticiens Hôpital, comme tous nos concitoyens, attend un discours de vérité de la part des pouvoirs publics et du Ministre de la Santé. Le cruel constat de la tension en réactifs et en moyens humains sur des personnels déjà éprouvés par la première vague du COVID et par la canicule, dans ce contexte de pandémie qui va durer dans le temps, doit entraîner des réponses pertinentes sur la politique de diagnostic et de dépistage du COVID dans notre pays. 

APH demande, dans l'intérêt des Français comme des professionnels de santé, un dépistage du COVID ciblé sur prescription médicale comme pendant la première vague.

 

Jean-François Cibien
Président AH
Président APH

Carole Poupon
Présidente CPH
Vice-présidente APH

 

Quel protocole d'accord pour vous, PH : donnez votre avis

Comme vous le savez, des syndicats de médecins – qui ne sont pas majoritaires chez les praticiens hospitaliers et les praticiens non-titulaires – s’apprêtent à signer un protocole d’accord qui n’est pas en phase avec les propositions que nous avons exposées au ministre, et, surtout, qui ne semble pas répondre au choc d’attractivité tant attendu.

Nous vous sollicitons à nouveau pour donner votre avis sur les deux propositions :

L’enquête est rapide (une à deux minutes) et la deadline est à CE dimanche à 18 heures.

Vous avez été plus de 5500 à répondre à notre enquête la semaine dernière, nous comptons sur vous pour faire exploser les compteurs.

Nous sommes vos représentants, votre participation est notre force.

Soyez nombreux à voter, et à faire voter ! C’est par ici que ça se passe : https://forms.gle/W2ssByj2mjot317M7

NOTE EXPLICATIVE

Voici les scénarios et les simulations pour des PH temps plein, sans activité libérale, avec décompte du temps de travail en demi-journées (voir le pdf explicatif ici).

  • PH échelon 4, 7 , 10
  • PH échelon 13 avec plusieurs niveaux d’ancienneté dans l’échelon

La ligne « Total » indique les émoluments avant inclusion des gardes.

La ligne « Avec 4 gardes » simule les revenus en incluant les indemnités de sujétions (salaire + IESPE + indemnités de sujétion).

La ligne « Journées libérées » indique combien de jours vous avez travaillez en moins avec « 24 heures = 5 DJ » par rapport au décompte 24 heures = 4 DJ.

La ligne « TTA payé sur la 5ème DJ » indique combien de TTA vous est payé en plus si vous préférez travailler ces jours-là.

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