Communiqués de presse

Bienvenue à SAMU URGENCES DE FRANCE

Avenir Hospitalier et ses syndicats constitutifs ont le plaisir d’accueillir en leur sein l’organisation SAMU-Urgences de France.
 
Nous sommes heureux de voir converger sur les valeurs communes que nous défendons depuis maintenant plusieurs années une nouvelle organisation.
 
Notre renforcement permettra de défendre encore plus fortement les médecins hospitaliers dans toutes leurs composantes, et le service public hospitalier.
 
La période qui s’annonce aura besoin de toutes les forces, pour faire valoir ce qui nous rassemble : valeurs communes de travail de fond sur des propositions constructives, valeurs d’engagement de terrain au plus près des collègues, mais aussi savoir s’opposer ensemble à ce qui nous paraitra délétère.
 
 
 

Temps de travail des internes (Communiqué AH-CPH)

 
 
Avenir Hospitalier (AH) et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux (CPH) ont pris connaissance avec consternation de la lettre envoyée par la FHF, les conférences de directeurs et de présidents de CME et les doyens des facultés de médecine, demandant à la Ministre de la santé de repousser d’un semestre l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur le temps de travail des internes.
 
Depuis le début de ce quinquennat, il semble que les organisations des représentants institutionnels des établissements publics de santé n’ont pas d’autre stratégie que de réclamer la non–application ou le report des textes législatifs et réglementaires dès lors qu’ils sont favorables aux salariés. Est-ce pour attendre la prochaine alternance politique ? Ces réclamations continuelles correspondent-elles à leur conception de la lutte des classes ? On est loin en tout cas du temps où la FHF lançait une commission attractivité à l’hôpital !
 
Il devient récurrent que la Fédération Hospitalière de France et ses affidés s’opposent par tous les moyens, y compris bien sûr par l’inertie, à l’application du droit du travail.  Quelle image donnent-ils à nos jeunes collègues de leur place future à l’hôpital : celle d’un patronat complètement rétrograde ?
 
Combien d’établissements publics de santé appliquent l’arrêté du 8 novembre 2013 relatif à la permanence des soins à l’hôpital ? Le gouvernement promulgue des textes réglementaires, mais la FHF décide quand elle veut les appliquer. Où est l’état de droit ?
 
A quelques semaines de la remise du rapport de la mission pilotée par Jacky Le Menn concernant l’attractivité des carrières médicales et pharmaceutiques à l’hôpital, cette nouvelle avanie démontre à quel point les organisations comme la FHF seront attentives aux mesures qui seront proposées : à condition bien sûr qu’elles ne soient en rien attractives pour les praticiens concernés.
 
Jacques Trévidic, président CPH
Nicole Smoslki, présidente AH
 
 
 

Plan ou anti plan?

Avenir Hospitalier a pris connaissance avec très grande inquiétude du plan d’économies supplémentaires de 3 milliards dans les hôpitaux.
 
Sans rentrer dans le ridicule des annonces contradictoires entre d’un côté l’argent donné aux établissements qui ont fait des emprunts risqués et douteux, et de l’autre des exercices de style sémantiques auxquels nous ne croyons pas (« évolution maitrisée de l’augmentation des dépenses et non réduction des dépenses »), Avenir Hospitalier rappelle que les hôpitaux sont déjà exsangues,  que les coupes sombres dans les budgets de personnel ont mis toutes les équipes à genoux, et que la demande de soins ne cesse de croître : est la chronique d’une mort annoncée du service public ?
 
Comment allons nous pouvoir répondre aux demandes de soins, si 22000 postes sont supprimés ? Alors que déjà de nombreux établissements fonctionnent dans des conditions indignes, grâce au recours de médecins intérimaires ?
 
Nous sommes d’autant plus inquiets que la future Loi de santé, hasard ou pas des calendriers, contient les ferments via des groupements hospitaliers de territoire d’une réorganisation basée sur une logique médicale transversale, évitant les gabegies de décisions politico managériales locales : comment envisager des réorganisations sereines dans un contexte de tensions sociales encore plus fortes ? Pour nous cette Loi contient via une gouvernance plus équilibrée les ferments de la fin de la Loi HPST et du tout pouvoir au Directeur pour des objectifs financiers, loi qui cumulée à la T2A 100% a écroulé la logique humaniste de l’hôpital, et l’hôpital dans son ensemble. Mais ces annonces de coupes sombres ne vont-elles pas téléscoper toute avancée ?
 
Et nous sommes d’autant plus inquiets que les propositions de la mission LeMenn vont pour nous dans le bon sens, mais ne pourront s’envisager à moyens constants et encore moins en diminution.
 
Nous entendons bien que nos jeunes collègues nous trouvent « passifs », nous aurions aimé les voir actifs avec nous contre HPST. Et plus actifs aux discussions en cours sur l’attractivité des carrières médicales hospitalières, comme si l’hôpital ne les concernait pas ! Nous sommes seuls à ces réunions les garants de la non précarisation de leurs futurs emplois hospitaliers, et seuls à chercher des solutions à l’intérim médical qui a délabré notre exercice dans de nombreux établissements ou spécialités. 
 
Donc Madame la Ministre, rassurez-nous, ou il faudra annoncer aux français que leur santé ne pourra plus être assurée.
 
 

Praticiens remplacants: Une solution temporaire à l'intérim médical

L'intérim médical et ses dérives sont connus depuis le rapport Véran, notamment pour le caractère déstructurant des équipes qui y ont recours.
 
Ce recours est pourtant la seule solution qu'ont pour l'instant les directions hospitalières, obligées de faire fonctionner leur hôpital dans un contexte démographique médical très défavorable. 
 
Nos organisations affirment depuis plusieurs années que la seule solution à ce problème est de redonner sens à l'attractivité des carrières médicales hospitalières. Nous y travaillons activement dans le cadre de la mission Le Menn, et avons espoir que ces propositions débouchent prochainement.
 
Toutefois, en attendant que ce déficit d'attractivité soit comblé, il est nécessaire de trouver des solutions temporaires. Nous réclamons donc dans la future Loi de santé la création d'une position de praticien remplaçant au sein du statut de praticien hospitalier, aux conditions suivantes :
 
1. que cette position soit entièrement soumise au volontariat de chaque praticien ;
2. que la période soit limitée dans le temps, afin de ne pas trop déséquilibrer l'équipe d'où partira le praticien 
3. que les hôpitaux qui feront appel à ces praticiens voient leur demande analysée via les ARS et les CRP, afin de donner une valeur objective aux besoins 
4. que les conditions soient vraiment attractives : rémunération, avancée dans la carrière, et avantages en terme de retraite 
5. et enfin que ces missions soient pilotées par le CNG, meilleur garant de la probité de ces missions.
Nous sommes en discussion avec la DGOS pour que les décrets qui accompagnent cet article du projet de loi de santé sortent au plus vite, dans le respect de ces conditions fortes. 
 
Nous ne pouvons rester inactifs et sans propositions, alors que certains hôpitaux se déstructurent à grande vitesse. 
Ces mesures permettront une meilleure fluidité dans le corps des praticiens hospitaliers et contribueront à favoriser les échanges de pratiques et de professionnels entre les hôpitaux publics.
 
 
 

Avenir Hospitalier soutient les internes dans leur mouvement

Avenir Hospitalier soutient le mouvement des internes, engagés pour l’amélioration de leurs conditions de travail et le respect des injonctions de la Communauté Européenne sur le temps de travail.

Comment pourrait-il en être autrement, alors que nous aussi, les « seniors », sommes engagés pour le respect des 48 heures hebdomadaires maximum, pour un repos quotidien après travail de nuit en garde ET en astreintes, pour la prévention et la prise en compte de la pénibilité de notre travail, et pour le respect institutionnel ?

Comment pourrait-il en être autrement, si nous voulons que nos jeunes collègues aient envie de rester travailler à l’hôpital public ?

Est-ce en faisant travailler les jeunes médecins en formation dans des conditions parfois pas loin de l’esclavage que nous leur donnerons envie de travailler avec nous et qu’ils pourront recevoir et assimiler un enseignement de qualité ?
Est-ce acceptable que leurs conditions se dégradent parce qu’on leur demande de compenser le creux démographique que nous seniors vivons actuellement ?

Beaucoup de nos revendications se rejoignent et nous comprenons leur colère, nous qui sommes depuis plus d’un mois en attente de la mise en route de la mission parlementaire destinée à « sauver » l’attractivité de nos carrières médicales hospitalières !

 

 

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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Les annonces de recrutement 
Août 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Le 15/10 à 15h10 Hôpital et soignants en pause le temps d’une pose

 

APH s’associe à la journée d’action unitaire Santé 
et Action Sociale du 15 octobre 2020

 

À l’heure où la mobilisation générale de tous les hospitaliers s’organise pour faire face à la deuxième vague Covid, l’hôpital public doit retrouver sa juste place dans notre système de soins.

Le Ségur n’étant que poudre aux yeux ou presque, l’« hôpital-usine » reste le parent pauvre du système de santé par manques de financement, de ressources humaines, de lits, de matériel…

Au printemps et sans moyens, nous, les soignants, avons réorganisé l’hôpital tout en travaillant pour soigner sans relâche. Nous réclamons les moyens de changer la gouvernance pour retrouver le chemin de l’hôpital de la bienveillance.

Le 15/10 à 15h10, APH demande aux praticiens hospitaliers d’être solidaires du mouvement national. Il vous suffira d’arrêter, si cela est possible, votre activité pendant quelques instants et de fixer ce moment par une photo de groupe, un selfie... Envoyez-nous vos contributions, que nous publierons sur nos réseaux sociaux, à l’adresse   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’hôpital public doit continuer à exister, à vivre au sein des territoires il est ouvert jour et nuit, pour tous les patients, y compris dans les situations les plus graves. Pour ce faire, Action Praticiens Hôpital demande de toute urgence :

  • Un ONDAM hospitalier à sa juste valeur pour desserrer de l’étau financier qui asphyxie l’hôpital et l’empêche de soigner les patients dans de bonnes conditions ;
     
  • Un véritable choc d’attractivité : reconnaissance du temps de travail des praticiens hospitaliers, prise en compte de la pénibilité lié à leurs métiers et aux organisations de travail (gardes, astreintes, TTA), valorisation à hauteur des compétences et des responsabilités, une véritable qualité de vie professionnelle dans le respect de la vie privée…
     
  • Une restauration du dialogue social avec l’ensemble des organisations représentatives des praticiens, condition indispensable à tout progrès pour l’hôpital public.

 

« TESTER ALERTER PROTEGER : APH alerte ! »

Communiqué du 18 septembre 2020

Le ministre des solidarités et de la Santé s’est exprimé jeudi soir pour un point qu’il annonce hebdomadaire sur la stratégie nationale face à la deuxième vague de la Covid-19.
 

Cette politique repose sur 4 piliers dont celui du dépistage massif de la population avec le fameux triptyque « TESTER – ALERTER- PROTEGER ».
 

APH, se permet d’alerter nos concitoyens : la deuxième vague de la COVID se profile.  Le ministre déclare que plus de 1 200 000 tests ont été réalisés cette semaine mais qu’en raison de « l’embouteillage » dans les laboratoires les délais de rendu de résultats sont allongés. Jusqu’à 7 jours d’attente…
 

APH précise que ces délais deviennent incompatibles avec une bonne stratégie de prise en charge pour les malades ayant besoin d’un diagnostic en urgence.
 

APH s’étonne également de l’annonce du ministre sur le niveau de stock des tests RT-PCR, qui sont aujourd’hui les seuls tests validés, car de nombreux laboratoires de ville ou hospitaliers annoncent des ruptures de stock.
 

APH se félicite de voir qu’après nos premiers Communiqués de Presse sur la gestion du dépistage le ministère a modifié sa doctrine sur la priorisation des prélèvements. Priorisation et ciblage de réalisation des tests arrivent cependant trop tard. Dans les hôpitaux tout est prioritaire, nous devons diagnostiquer les patients symptomatiques comme les cas contacts chez les soignants ou dans les populations à risque.
 

L’utilisation des nouveaux tests, les tests antigéniques avec prélèvement nasopharyngé ou les tests salivaires suivi d’une RT-PCR sont toujours en attente de recommandations ou d’autorisation précises…
 

Les tests salivaires, moins sensibles que la RT-PCR, seront réservés à certains patients symptomatiques. Ces nouvelles techniques ne suffiront pas à désengorger les laboratoires. Le Ministre n’a-t-il pas placé la charrue avant les bœufs ?
 

Action Praticiens Hôpital, comme tous nos concitoyens, attend un discours de vérité de la part des pouvoirs publics et du Ministre de la Santé. Le cruel constat de la tension en réactifs et en moyens humains sur des personnels déjà éprouvés par la première vague du COVID et par la canicule, dans ce contexte de pandémie qui va durer dans le temps, doit entraîner des réponses pertinentes sur la politique de diagnostic et de dépistage du COVID dans notre pays. 

APH demande, dans l'intérêt des Français comme des professionnels de santé, un dépistage du COVID ciblé sur prescription médicale comme pendant la première vague.

 

Jean-François Cibien
Président AH
Président APH

Carole Poupon
Présidente CPH
Vice-présidente APH

 

Quel protocole d'accord pour vous, PH : donnez votre avis

Comme vous le savez, des syndicats de médecins – qui ne sont pas majoritaires chez les praticiens hospitaliers et les praticiens non-titulaires – s’apprêtent à signer un protocole d’accord qui n’est pas en phase avec les propositions que nous avons exposées au ministre, et, surtout, qui ne semble pas répondre au choc d’attractivité tant attendu.

Nous vous sollicitons à nouveau pour donner votre avis sur les deux propositions :

L’enquête est rapide (une à deux minutes) et la deadline est à CE dimanche à 18 heures.

Vous avez été plus de 5500 à répondre à notre enquête la semaine dernière, nous comptons sur vous pour faire exploser les compteurs.

Nous sommes vos représentants, votre participation est notre force.

Soyez nombreux à voter, et à faire voter ! C’est par ici que ça se passe : https://forms.gle/W2ssByj2mjot317M7

NOTE EXPLICATIVE

Voici les scénarios et les simulations pour des PH temps plein, sans activité libérale, avec décompte du temps de travail en demi-journées (voir le pdf explicatif ici).

  • PH échelon 4, 7 , 10
  • PH échelon 13 avec plusieurs niveaux d’ancienneté dans l’échelon

La ligne « Total » indique les émoluments avant inclusion des gardes.

La ligne « Avec 4 gardes » simule les revenus en incluant les indemnités de sujétions (salaire + IESPE + indemnités de sujétion).

La ligne « Journées libérées » indique combien de jours vous avez travaillez en moins avec « 24 heures = 5 DJ » par rapport au décompte 24 heures = 4 DJ.

La ligne « TTA payé sur la 5ème DJ » indique combien de TTA vous est payé en plus si vous préférez travailler ces jours-là.

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