Communiqués de presse

MOUVEMENT DES SAGES FEMMES : L’AVIS DES INTERSYNDICALES DE PH

Les Intersyndicales signataires suivent très attentivement le mouvement des sages femmes évoluant depuis 3 mois, et ne comprendraient pas ne pas être associées aux discussions en cours, en tant que leurs partenaires au quotidien auprès des femmes et en salle d’accouchement.

Ce mouvement, qui prend racine dans une démographie pléthorique, témoigne d’un déficit global de reconnaissance : rémunérations en comparaison avec celles des infirmières spécialisées, définition ambiguë de leurs tâches, en raison du « caractère médical à compétence définie » de leur profession, place donnée au sein de la gouvernance hospitalière à leurs cadres, valeurs universitaires de leurs enseignantes.

Ce déficit de reconnaissance doit être entendu rapidement, car ce mouvement génère notamment dans les salles d’accouchement des tensions délétères pour l’ensemble des professions qui les côtoient, et à terme pour les femmes.

Pour autant, nous alertons les pouvoirs publics sur les conséquences de déstructuration des équipes actuellement engagées auprès des femmes, et de l’équilibre actuel centré sur le pluri-professionnel et la complémentarité. Un accouchement dit physiologique devient rapidement à risque, et c’est le rassemblement d’équipes soudées autour de protocoles partagés qui permet de maintenir la sécurité des parturientes.

Nous alertons également l’ensemble des sages femmes et les pouvoirs publics sur l’aventurisme qui consisterait pour  elles à sortir de la Fonction Publique Hospitalière, pour  se diriger vers un statut de praticien hospitalier,  dont nous connaissons bien pour essayer de le sécuriser, les conditions délétères (temps de travail mal réglementé, conditions de retraite dramatiques, soumission croissante à la hiérarchie hospitalière depuis HPST).

Des négociations statutaires et salariales doivent s’engager rapidement pour une filière sages femmes spécifique, avec définition précise de leur métier reconnaissant leurs valeurs au sein d’une équipe pluri disciplinaire, que ce soit pour le dépistage et la prévention organisés, ou le suivi des grossesses ou l’accouchement. Les filières dites physiologiques en cours d’expérimentation  doivent être dûment évaluées avant de décider de leur extension. Le libre choix de la patiente doit être respecté, de même que les recommandations professionnelles.

L’encadrement sages femmes doit avoir sa juste place au sein de la gouvernance hospitalière. L’enseignement doit être identifié et valorisé au sein de l’université avec une filière spécifique en maïeutique, un statut universitaire pour les enseignantes, en veillant à l’articulation et la complémentarité avec l’enseignement des médecins généralistes, gynécologues et  obstétriciens, et pédiatres.

Nous engageons les pouvoirs publics à rapidement régler ce conflit, et à mesurer les lourdes conséquences de décisions qui bouleverseraient l’équilibre bien fragilisé de l’hôpital.

Dr BELOUCIF, SNAM-HP

Dr BOCHER, INPH

Dr PENOCHET, CPH

Dr SKURNIK, CMH

Dr SMOLSKI, AVENIR HOSPITALIER

 

Le Syndicat National de Gérontologie Clinique rejoint Avenir Hospitalier

 
Avenir Hospitalier réuni en Assemblée Générale après son colloque annuel a accepté avec fierté la demande d’adhésion du Syndicat National de Gérontologie Clinique.
 
Cet élargissement de l’Intersyndicale à ce nouveau syndicat très puissant en nombre d’adhérent et en représentativité sur les terrains de l’hôpital et du médico-social, va conforter l’organisation de Avenir Hospitalier, l’enrichir sur les problématiques du vieillissement, notamment au niveau du territoire de santé.
 
L’adhésion de ce syndicat à notre Intersyndicale est une preuve de plus de notre force de travail et de conviction, et de notre combativité. C’est aussi la preuve que les valeurs que nous portons de défense sans concession des médecins hospitaliers et du service public qui doit être restauré dans la Loi et avoir les moyens de fonctionner pour une prise en charge optimale de tous les patients, sont des valeurs porteuses pour 2014 .
 
Nous nous réjouissons de notre collaboration à venir, et de les associer à nos travaux, dans un esprit de respect mutuel et de construction collective. 
 
 
 
 

Bilan et évaluation du fonctionnement des pôles (CP commun AH-CPH-CMH-INPH-SNAMHP)

Madame la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé a donc refusé que soient consultées directement les organisations syndicales de praticiens hospitaliers sur le bilan et l’évaluation du fonctionnement des pôles dans les établissements publics de santé, dans le cadre du suivi du rapport Couty. Un sujet qui pourtant concerne au premier chef les praticiens de terrain.

lire le communiqué commun aux  intersyndicales de PH

 

 

UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE MULTIPROFESSIONNELLE SEUL GAGE DE SECURITE POUR LES FEMMES

Les praticiens d’AVENIR HOSPITALIER, tout particulièrement ceux impliqués dans les salles d’accouchement et auprès des femmes (gynécologues obstétriciens, anesthésistes réanimateurs et pédiatres) tiennent à souligner l’important engagement des sages femmes au sein des équipes de périnatalité, au chevet des femmes et des nouveaux nés. 
 
C’est la disponibilité et la coordination de ces différentes professions médicales qui permet d’assurer la sécurité de la naissance. Personne n’a le monopole de cette prise en charge. C’est la coordination de ces métiers et professions spécifiques en terme de formation, (durée et contenu), avec des responsabilités différentes, qui permet de faire face aux situations physiologiques et pathologiques. 
 
AVENIR HOSPITALIER soutient la demande de revalorisation du métier de sage femme (actuellement, salaire moyen 2400 euros par mois), tout en soulignant que les infirmières spécialisées (IBODE et IADE en particulier) ont également validé 5 années d’études leur donnant des compétences spécifiques et indispensables, et ne déméritent pas au quotidien. 
Les PH estiment par contre plus difficile la transposition de leur statut de PH aux sages femmes, ou alors il faudra également leur transposer les mêmes servitudes : les journées de 24 heures, la durée moyenne de travail estimée à 55H minimum, la retraite à 67 ans, et l’entière responsabilité médico-légale. 
AH tient enfin à souligner l’importance du travail concerté en équipes pluridisciplinaires, centré sur la qualité des soins apportés, et ne comprendrait pas que s’engage une réforme de la périnatalité et plus largement de la prise en charge de la santé des femmes sans l’ensemble des spécialistes médicaux qui s’y investissent jour et nuit : ceci exposerait à l’évidence à des dysfonctionnements préjudiciables aux femmes, à la qualité des soins, et à leur sécurité. 
 

LES ENJEUX DE LA RENTREE 2013, LES ATTENTES FORTES DE AVENIR HOSPITALIER

Après une année de rattrapage de nombreux retards pris sur le plan statutaire des médecins hospitaliers, et de tâtonnements sur ce que doivent être dialogue social et confiance, nous sommes déterminés à ce que les choses changent vraiment en 2013-2014, et en bien pour les PH. Pour Avenir Hospitalier, les chantiers sont nombreux et devront être mis en route sans perdre de temps.

Lire le communiqué entier

Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

Retrouvez toute l'information dans le communiqué de presse (cliquez ici)

www.cfar.org/didoc/ 

 

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Les annonces de recrutement 
Août 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Le 15/10 à 15h10 Hôpital et soignants en pause le temps d’une pose

 

APH s’associe à la journée d’action unitaire Santé 
et Action Sociale du 15 octobre 2020

 

À l’heure où la mobilisation générale de tous les hospitaliers s’organise pour faire face à la deuxième vague Covid, l’hôpital public doit retrouver sa juste place dans notre système de soins.

Le Ségur n’étant que poudre aux yeux ou presque, l’« hôpital-usine » reste le parent pauvre du système de santé par manques de financement, de ressources humaines, de lits, de matériel…

Au printemps et sans moyens, nous, les soignants, avons réorganisé l’hôpital tout en travaillant pour soigner sans relâche. Nous réclamons les moyens de changer la gouvernance pour retrouver le chemin de l’hôpital de la bienveillance.

Le 15/10 à 15h10, APH demande aux praticiens hospitaliers d’être solidaires du mouvement national. Il vous suffira d’arrêter, si cela est possible, votre activité pendant quelques instants et de fixer ce moment par une photo de groupe, un selfie... Envoyez-nous vos contributions, que nous publierons sur nos réseaux sociaux, à l’adresse   Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’hôpital public doit continuer à exister, à vivre au sein des territoires il est ouvert jour et nuit, pour tous les patients, y compris dans les situations les plus graves. Pour ce faire, Action Praticiens Hôpital demande de toute urgence :

  • Un ONDAM hospitalier à sa juste valeur pour desserrer de l’étau financier qui asphyxie l’hôpital et l’empêche de soigner les patients dans de bonnes conditions ;
     
  • Un véritable choc d’attractivité : reconnaissance du temps de travail des praticiens hospitaliers, prise en compte de la pénibilité lié à leurs métiers et aux organisations de travail (gardes, astreintes, TTA), valorisation à hauteur des compétences et des responsabilités, une véritable qualité de vie professionnelle dans le respect de la vie privée…
     
  • Une restauration du dialogue social avec l’ensemble des organisations représentatives des praticiens, condition indispensable à tout progrès pour l’hôpital public.

 

« TESTER ALERTER PROTEGER : APH alerte ! »

Communiqué du 18 septembre 2020

Le ministre des solidarités et de la Santé s’est exprimé jeudi soir pour un point qu’il annonce hebdomadaire sur la stratégie nationale face à la deuxième vague de la Covid-19.
 

Cette politique repose sur 4 piliers dont celui du dépistage massif de la population avec le fameux triptyque « TESTER – ALERTER- PROTEGER ».
 

APH, se permet d’alerter nos concitoyens : la deuxième vague de la COVID se profile.  Le ministre déclare que plus de 1 200 000 tests ont été réalisés cette semaine mais qu’en raison de « l’embouteillage » dans les laboratoires les délais de rendu de résultats sont allongés. Jusqu’à 7 jours d’attente…
 

APH précise que ces délais deviennent incompatibles avec une bonne stratégie de prise en charge pour les malades ayant besoin d’un diagnostic en urgence.
 

APH s’étonne également de l’annonce du ministre sur le niveau de stock des tests RT-PCR, qui sont aujourd’hui les seuls tests validés, car de nombreux laboratoires de ville ou hospitaliers annoncent des ruptures de stock.
 

APH se félicite de voir qu’après nos premiers Communiqués de Presse sur la gestion du dépistage le ministère a modifié sa doctrine sur la priorisation des prélèvements. Priorisation et ciblage de réalisation des tests arrivent cependant trop tard. Dans les hôpitaux tout est prioritaire, nous devons diagnostiquer les patients symptomatiques comme les cas contacts chez les soignants ou dans les populations à risque.
 

L’utilisation des nouveaux tests, les tests antigéniques avec prélèvement nasopharyngé ou les tests salivaires suivi d’une RT-PCR sont toujours en attente de recommandations ou d’autorisation précises…
 

Les tests salivaires, moins sensibles que la RT-PCR, seront réservés à certains patients symptomatiques. Ces nouvelles techniques ne suffiront pas à désengorger les laboratoires. Le Ministre n’a-t-il pas placé la charrue avant les bœufs ?
 

Action Praticiens Hôpital, comme tous nos concitoyens, attend un discours de vérité de la part des pouvoirs publics et du Ministre de la Santé. Le cruel constat de la tension en réactifs et en moyens humains sur des personnels déjà éprouvés par la première vague du COVID et par la canicule, dans ce contexte de pandémie qui va durer dans le temps, doit entraîner des réponses pertinentes sur la politique de diagnostic et de dépistage du COVID dans notre pays. 

APH demande, dans l'intérêt des Français comme des professionnels de santé, un dépistage du COVID ciblé sur prescription médicale comme pendant la première vague.

 

Jean-François Cibien
Président AH
Président APH

Carole Poupon
Présidente CPH
Vice-présidente APH

 

Quel protocole d'accord pour vous, PH : donnez votre avis

Comme vous le savez, des syndicats de médecins – qui ne sont pas majoritaires chez les praticiens hospitaliers et les praticiens non-titulaires – s’apprêtent à signer un protocole d’accord qui n’est pas en phase avec les propositions que nous avons exposées au ministre, et, surtout, qui ne semble pas répondre au choc d’attractivité tant attendu.

Nous vous sollicitons à nouveau pour donner votre avis sur les deux propositions :

L’enquête est rapide (une à deux minutes) et la deadline est à CE dimanche à 18 heures.

Vous avez été plus de 5500 à répondre à notre enquête la semaine dernière, nous comptons sur vous pour faire exploser les compteurs.

Nous sommes vos représentants, votre participation est notre force.

Soyez nombreux à voter, et à faire voter ! C’est par ici que ça se passe : https://forms.gle/W2ssByj2mjot317M7

NOTE EXPLICATIVE

Voici les scénarios et les simulations pour des PH temps plein, sans activité libérale, avec décompte du temps de travail en demi-journées (voir le pdf explicatif ici).

  • PH échelon 4, 7 , 10
  • PH échelon 13 avec plusieurs niveaux d’ancienneté dans l’échelon

La ligne « Total » indique les émoluments avant inclusion des gardes.

La ligne « Avec 4 gardes » simule les revenus en incluant les indemnités de sujétions (salaire + IESPE + indemnités de sujétion).

La ligne « Journées libérées » indique combien de jours vous avez travaillez en moins avec « 24 heures = 5 DJ » par rapport au décompte 24 heures = 4 DJ.

La ligne « TTA payé sur la 5ème DJ » indique combien de TTA vous est payé en plus si vous préférez travailler ces jours-là.

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