Communiqués de presse

Urgence au CH de Roubaix !

Communiqué commun Avenir Hospitalier – CPH


Avenir Hospitalier et la Confédération des Praticiens des Hôpitaux apportent leur entier soutien aux équipes du service des urgences du Centre Hospitalier de Roubaix dans le conflit qui les oppose à leur direction.

Il apparait que la directrice de ce Centre Hospitalier, dont le comportement a déjà provoqué le départ de plusieurs médecins de qualité, n'est plus en mesure d'accompagner sereinement la gestion de cette crise.

Avant que d'autres départs ne viennent aggraver une situation déjà bien tendue, les organisations syndicales signataires en appellent à la Ministre pour que des décisions soient prises en ce sens.

Il s’agit d’une triste illustration des possibles dérives du fonctionnement de nos instances hospitalières, en l'absence de dialogue social, alors que nos organisations sont prêtes à s'investir localement pour résoudre ce conflit, et trouver des solutions locales au problème national que constituent les flux au sein des services d'urgence.

L’exemple du Centre Hospitalier de Roubaix n’est hélas pas isolé. Partout, de nombreuses équipes des urgences sont en grandes difficultés de fonctionnement. Avec une évidente clarté, de telles situations  témoignent de l’urgente nécessité d’une réforme hospitalière adaptée et de la mise en acte rapide des propositions contenues dans le Rapport Couty sur le pacte de confiance.

Rapport Couty. Enfin, la page HPST tournée.

 

La CPH et Avenir Hospitalier ont pris connaissance avec satisfaction du rapport remis par E Couty à la Ministre de la santé lundi 4 mars 2013, et des intentions de celle-ci pour redonner sens et confiance à l’hôpital public. Le choc des dernières réformes a mis l’hôpital à la dérive, comme un bateau ivre ayant quitté son sens premier de Service Public, et perdu les valeurs de solidarité, de respect et d’humanisme qui lui étaient vitales pour avancer.
Nous les remercions de cette large concertation, exercice difficile car réunir toutes les composantes de l’hôpital, y compris ceux qui ont largement accompagné HPST et désormais plaident le repos dans les réformes n’était pas assuré de la réussite.


Nos deux organisations adhèrent à l’ensemble des intentions de la Ministre : il fallait tourner la page HPST, funeste concrétisation de toutes les réformes précédentes.

Etant particulièrement attachés au dialogue social décliné aux PH, nous nous félicitons de la création d’une structure nationale de concertation pour les PH, de la consolidation des Commissions Régionales Paritaires, ainsi que de la création d’un vivier de professionnels pour les missions de conciliation en cas de conflits.

Nous prenons note avec satisfaction de la création d’une section médicale du CHSCT, seul moyen pour que l’hôpital fonctionne enfin sur deux jambes, en équilibre avec la CME revivifiée. Nous poursuivrons fortement notre engagement pour que la démocratie soit respectée au sein des établissements, notamment via la représentativité syndicale. Les PH ne seront plus le seul groupe professionnel à ne pas avoir de lieu d’expression de qualité santé au travail, et à pouvoir parler pénibilité !

Les intentions affichées d’un Service Public Hospitalier Territorial inscrit dans la Loi, un financement garanti sans gel des MIGAC, un schéma régional d’investissement ne peuvent que rencontrer notre appui. L’alternative au « tout T2A » ciblée sur une tarification au parcours est une piste intéressante pour les maladies chroniques, il faudra toutefois sortir davantage du piège de l’Acte et de sa Rémunération, comme seul structurant de l’activité.

En deux mots : Bravo et merci.

Nous serons vigilants et engagés comme d’habitude pour que ces intentions ne soient pas dépouillées par les divers groupes de pression qui avaient soutenu HPST.

Maintenant, au travail : nous attendons les textes et les concertations promises.

Représentation syndicale des PH à l’hôpital : La mission Couty sous haute pression ?

Communiqué commun CPH-Avenir Hospitalier

Après les échanges très ouverts du pacte de confiance et les orientations annoncées par E. Couty lors de la réunion de synthèse du 9 janvier, la conception d’un CHSCT à composante médicale semblait consensuelle et acquise, tant la création d’une véritable représentation syndicale des médecins apparaissait à la  fois logique et nécessaire au développement d’un dialogue social équilibré et moderne, à chacun des 3 échelons national, régional et local. Mais il semble que des groupes de pression profitent de l’ombre qui nous sépare de la rédaction finale pour tenter de se faire entendre. En voix off.

Que craignent donc les Présidents de CME ? Une perte de pouvoir au profit d’une  d’expression syndicale parallèle à la leur pour dire le mal être des praticiens hospitaliers et défendre leurs conditions de travail ? Mais ont-ils jamais pu se saisir des problèmes de santé au travail, de pénibilité et de médiation, quand aujourd’hui chacune de nos organisations est débordée par les plaintes des collègues pris dans des conflits locaux. Comment pourraient-ils aujourd’hui devenir subitement les seuls interlocuteurs légitime de la défense des professionnels, quand ils en sont les représentants institutionnels ? Incroyable confusion des genres et régression des esprits. L’expression du corps médical passe à la fois par les représentations institutionnelles et professionnelles qui doivent évidemment s’additionner et jamais se combattre.

Que craignent donc certaines Intersyndicales, qui lors des échanges acquiesçaient au besoin d’un CHSCT ouvert aux médecins, et affirment maintenant que le syndicalisme médical n’a pas de place ni de rôle à jouer au sein des hôpitaux ? Comme si la seule chose importante était d’arpenter les couloirs du ministère ! Incroyable conception restrictive, passéiste et oligarchique du syndicalisme médical !

La CPH et  Avenir Hospitalier font ensemble une analyse toute différente en affirmant qu’il s’agit, dans cette période charnière, d’un enjeu historique majeur pour la défense professionnelle des praticiens :

•    Soit on donne à l’hôpital les moyens humains de ses ambitions, avec un dialogue social refondé qui repose sur la création d’instances à tous les niveaux : le local étant celui qui importe le plus à nos collègues, le régional et le national étant vitaux pour les décisions à prendre.
•    Soit on se contente d’un discours incantatoire « replacer le service public hospitalier au centre du système de soins » « promouvoir une tarification adaptée » et même « vivre heureux à l’hôpital » rien ne changera faute d’acteurs. Faut-il rappeler une fois de plus que certaines régions sont des déserts médicaux hospitaliers et  fonctionnent dans des conditions indignes de la République. Il faut redonner du sens au travail, et pouvoir écouter les praticiens de terrain, qui pour l’instant n’ont pas de lieu d’écoute, et  soit souffrent en silence, soit quittent le navire.

Nous aussi sommes représentatifs des PH : nos voix cumulées représentent 43% des PH. Alors faudra-t-il se fâcher, ensemble, pour que la voix des PH soit entendue, en complément de la CME qui à ce jour n’est que l’émanation de la gouvernance avec des membres de droit désignés par le Directeur ?

Drame de Port Royal: Pour les conditions d'un exercice serein


La mort in utero  d'un enfant appelle avant tout la compassion pour les jeunes parents endeuillés, ainsi que pour une équipe soignante de qualité bouleversée ...


Les années écoulées ont vu de nombreuses restructurations de maternités, pas toujours accompagnées pour les femmes des moyens matériels  et humains qu’elles méritent.
L'alourdissement constant des charges administratives, la multiplication des tâches et des contrôles a longuement été dénoncée par les soignants et relayé par Avenir Hospitalier  lors  de la mission Pacte de confiance : la difficulté  à preserver suffisamment de temps,  et de  sérénité auprés des patients est vécue comme un authentique facteur de risque d'accident.

Sans préjuger des conclusions de l'enquête menée à Port Royal, un état des lieux - réellement médical - des moyens disponibles pour accueillir les femmes enceintes, ainsi qu'une nouvelle campagne d'information sur  la pertinence de leur orientation fonction du déroulement de leur grossesse (maternité de niveau 1,2 ou 3) apparaissent comme indispensables.

Surtout, il est urgent de redonner aux soignants le temps de soigner ...

Tout particulièrement en obstétrique, le risque zéro n'existe pas, mais tendre vers ce risque zéro est un devoir, et un engagement sincère de toutes les équipes obstétricales au côté des parturientes et de leurs familles.

Le SYNGOF/Avenir Hospitalier rappelle son attachement au respect des acteurs, à des conditions d’exercice permettant sécurité, qualité et sérénité, en dehors des surpressions venues des contraintes extérieures loin du coeur du soin.

Mission Couty: De grands espoirs a confirmer

 

Nous avons écouté avec beaucoup d’attention les intentions de Monsieur Couty, dont nous attendons le rapport avec impatience. Nous attendons avec encore plus d’impatience les arbitrages de la Ministre, ses décisions, et les concertations et négociations qu’elle va lancer. L’espoir est lancé, il ne va pas falloir le décevoir.

 

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Avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité

 

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Campagne nationale
" Dis Doc', t'as ton doc' ? "  pour faire évoluer le modèle culturel des médecins !

 

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www.cfar.org/didoc/ 

 

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Les annonces de recrutement 
Février 2020

      retrouver ces annonces sur le site reseauprosante.fr

 

Les dernières actus

Quel protocole d'accord pour vous, PH : donnez votre avis

Comme vous le savez, des syndicats de médecins – qui ne sont pas majoritaires chez les praticiens hospitaliers et les praticiens non-titulaires – s’apprêtent à signer un protocole d’accord qui n’est pas en phase avec les propositions que nous avons exposées au ministre, et, surtout, qui ne semble pas répondre au choc d’attractivité tant attendu.

Nous vous sollicitons à nouveau pour donner votre avis sur les deux propositions :

L’enquête est rapide (une à deux minutes) et la deadline est à CE dimanche à 18 heures.

Vous avez été plus de 5500 à répondre à notre enquête la semaine dernière, nous comptons sur vous pour faire exploser les compteurs.

Nous sommes vos représentants, votre participation est notre force.

Soyez nombreux à voter, et à faire voter ! C’est par ici que ça se passe : https://forms.gle/W2ssByj2mjot317M7

NOTE EXPLICATIVE

Voici les scénarios et les simulations pour des PH temps plein, sans activité libérale, avec décompte du temps de travail en demi-journées (voir le pdf explicatif ici).

  • PH échelon 4, 7 , 10
  • PH échelon 13 avec plusieurs niveaux d’ancienneté dans l’échelon

La ligne « Total » indique les émoluments avant inclusion des gardes.

La ligne « Avec 4 gardes » simule les revenus en incluant les indemnités de sujétions (salaire + IESPE + indemnités de sujétion).

La ligne « Journées libérées » indique combien de jours vous avez travaillez en moins avec « 24 heures = 5 DJ » par rapport au décompte 24 heures = 4 DJ.

La ligne « TTA payé sur la 5ème DJ » indique combien de TTA vous est payé en plus si vous préférez travailler ces jours-là.

Courrier d'APH et JM au Premier Ministre

 

SÉGUR DE LA SANTÉ : LES 5 AXES DE NÉGOCIATIONS AVANCÉS

LETTRE D'INFORMATION APH-JM-INPH

du 19 juin 2020

Le Ségur de la Santé a démarré le 25 mai 2020 et s’articule autour de 4 « piliers » :

Pilier 1 : Carrières et rémunérations

Pilier 2 : Financements et investissements

Pilier 3 : Simplification du quotidien (gouvernance)

Pilier 4 : Territoires

Sur ces 4 piliers, les intersyndicales de praticiens hospitaliers ainsi que plusieurs syndicats constitutifs ont fourni des contributions.

Les concertations autour des piliers 2, 3 et 4 sont rendues difficiles par le nombre d’intervenants (hôpital, libéraux, usagers, institutionnels) et donnent l’impression d’une grande improvisation. Toutefois, nos organisations essaient de faire passer quelques idées.

Le pilier 1 est de loin le plus important. Un espace de négociation entre le Ministère et les organisations syndicales représentatives a été ouvert.

Ce mardi 16 juin nous ont été exposés les axes de la négociation, et nous avons pu faire des contre-propositions. Mardi 23 juin, un chiffrage va nous être annoncé pour chacune des propositions, et mardi 30 juin nous devrions avoir une proposition de protocole d’accord en présence du ministre Olivier Véran, pour une signature des « Accords de la Santé » dans la première quinzaine de juillet 2020. Il est prévu des mesures immédiates et le lancement de groupes de travail pour des mesures plus complexes.

Voici les 5 axes de négociations avancés :

  • La revalorisation salariale des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques est à l’ordre du jour. Alors que la suppression des 3 premiers échelons de PH est déjà engagée de longue date et va être prochainement publiée, le salaire de tous les praticiens – milieu et fin de carrière, mais aussi internes et contractuels – devrait être revalorisé dans le cadre du Ségur, ainsi bien sûr que pour les personnels non médicaux.
  • Dans ce chapitre, la clarification sur le décompte du temps de travail a été de nouveau réclamée. C’est en particulier la nécessité d’une définition claire de la durée des obligations de service des PH en une unité de compte définie, a priori l’heure de travail.
  • Une juste valorisation du temps de travail de nuit dont la pénibilité doit être reconnue a été à nouveau réclamée. La reconnaissance du principe d’une nuit = 3 demi-journées ou 24 heures = 5 demi-journées est soutenue par toutes les intersyndicales et de la FHF.
  • Un relèvement important de l’indemnité d’engagement de service public exclusif (IESPE) est demandée. Nous demandons de même, qu’elle redevienne identique pour tous les praticiens quelle que soit leur ancienneté.
  • La création d’échelons supplémentaires (3 sans doute) qui permettrait aux PH d’obtenir de l’avancement durant toute leur carrière est demandée.
  • Une revalorisation du temps de travail additionnel (TTA) et les indemnités liées à la permanence des soins est proposée à la négociation.
  • Nous demandons également que la retraite et protection sociale des HU soient revalorisées à la hauteur de celle des PH.
  • Des propositions chiffrées seront présentées par les pouvoirs publics le 23 juin.
  • Développement et valorisation des compétences
    • Seraient ouvert à la négociation la création de valences rémunérées pour l’enseignement et la recherche, le management.
    • Possibilité élargie aux PH d’avoir des missions universitaires et aux HU de travailler en CH.
    • Le financement de la formation continue sera intégré dans la négociation avec des mesures qui facilitent l’accès à la formation continue et à des passerelles pour les deuxièmes parties de carrière.
  • Diversification des modes d’exercice
    • ​Réaffirmation d’un véhicule commun statutaire quand bien même il y a une attente exprimée pour des exercices « mixtes » avec un statut unique de PH temps plein ou temps partiel, avec possibilité d’exercice mixte public ou privé, tout au long de la carrière.
    • La proposition du développement de profession médicale intermédiaire est une modalité d’évolution des métiers qui a été retoquée par l’ensemble des participants. En revanche, l’émergence d’une science paramédicale autonome et sa reconnaissance est une nécessité reconnue.
  • Qualité de vie au travail
    • L’idée est de se recentrer sur la notion de service (et non d’unité fonctionnelle ou de pôle) et ses moyens de fonctionnements collectifs (temps de réunion inclus dans les obligations de service).
    • Principe d’une protection sociale complémentaire financée par l’établissement, garantissant une compensation des revenus (salaires, permanence des soins, primes).
    • Le principe d’une reconnaissance de la pénibilité (en particulier de la permanence des soins) fait consensus.
  • Santé au travail
    • Visite médicale annuelle obligatoire pour tous les PH.
    • Principe d’une protection sociale complémentaire financée par l’établissement, garantissant une compensation des revenus (salaires, permanence des soins, primes).

Mercredi dernier, la Commission des statuts du conseil supérieur des personnels médicaux, odontologistes et pharmaceutiques des établissements publics de santé (CSPM) a examiné un décret qui supprime les 3 premiers échelons de la carrière de PH ce qui permettra à un jeune PH de rentrer directement au 4e échelon (devenu le 1er) et de bénéficier ainsi d'un gain en matière d'ancienneté. Un autre projet de décret vise à octroyer aux praticiens hospitaliers dès la période probatoire l'indemnité d'engagement de service public exclusif, et l'indemnité d'activité sectorielle et de liaison pour ceux nommés dans la spécialité psychiatrie.

Ces propositions sont encourageantes pour l’avenir des praticiens hospitaliers et de l’hôpital public. Nous devons toutefois faire preuve d’un optimisme prudent. Si ces annonces n’étaient finalement pas honorées, nous vous appellerons bien sûr à vous mobiliser.

Nous continuerons à donner toute l’énergie nécessaire durant le marathon du Ségur pour défendre vos intérêts. Merci de votre confiance.

Dr Jacques Trévidic, Président APH, Président CPH

Dr Jean-François Cibien, Vice-président APH, Président AH

Dr Rachel Bocher, Présidente INPH

Dr Emanuel Loeb, Président JM

 
 
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